Les Marionville

Un repaire ornithologique en pays industriel

La réserve des Marionville couvre environ 70 ha sur les communes de Quaregnon et Saint-Ghislain, dans la vallée de la Haine. Aujourd’hui canalisée, celle-ci parcourait autrefois le site. Il s'agit donc d'un site humide, enchâssé au sein d'une aire très urbanisée et industrialisée, qui présente un grand intérêt ornithologique.

Les quatre saisons des oiseaux

La partie nord du site est occupée par une dizaine de petits plans d'eau peu profonds. On peut y observer de nombreux amphibiens et insectes (libellules) ainsi qu’une espèce végétale très rare : l'utriculaire, une plante aquatique carnivore.

Au centre, le terrain s’est affaissé suite à l’exploitation souterraine du charbon, permettant l’établissement d’un vaste plan d’eau d’une dizaine d’hectares. En période de nidification, on peut y observer de nombreux canards. Le busard des roseaux chasse fréquemment autour du plan d'eau. Au passage printanier, il n'est pas rare d'y voir des guifettes noires ou des mouettes pygmées. À l’automne, divers limicoles s’arrêtent sur les vasières.

Un refuge pour la gorgebleue à miroirs

De part et d'autre s'étendent des roselières plus ou moins envahies par des saules. Beaucoup d’oiseaux visitent ces milieux, comme la gorgebleue à miroir, une espèce assez rare. La vallée de la Haine abrite une grande partie de sa population wallonne et une dizaine de couples nichent aux Marionville.

À l’est, la réserve s’étend sur ancienne ligne de chemin de fer bordée de buissons de saules et d'aubépines. C'est le paradis des petits oiseaux : fauvettes, mésanges, accenteurs, rouges-gorges, merles noirs et surtout rossignols. Le ballast abrite certaines espèces végétales particulières telles que le saxifrage tridactyle, l'herniaire glabre ou le séneçon visqueux.

Une réserve ouverte au public

Une grande partie du site a été remblayée dans les années soixante. Ces remblais boisés de saules, d’aubépines et de jeunes chênes, sont aujourd'hui en cours de défrichement pour retrouver une friche herbacée parsemée d'arbustes. Le faucon crécerelle chasse souvent dans ce milieu, et qui voudrait l’apercevoir est libre de s’aventurer sur les chemins et observatoires qui parsèment le site.

Réserve des Marionville
Réserve des Marionville
Réserve des Marionville

Activités de cette réserve

je m’engage pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve Protégez la nature ici, près de chez vous, en permettant l'achat de réserves et en soutenant nos efforts pour leur restauration. Vous pouvez choisir de faire un don libre qui financera l'ensemble de nos efforts de protection et de sensibilisation ou soutenir une réserve, une espèce ou un projet particulier.

Devenir volontaire

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités. Chez Natagora, le volontariat est concret, convivial et riche de belles expériences. On y apprend autant qu’on aide.

Participez à une activité de gestion

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités.

Actualités

21/08/2026

Notre maison brûle et les politiques regardent ailleurs !

Depuis le 14 août, les Hautes Fagnes brûlent. Vous êtes des centaines à avoir contacté Natagora. Vos messages traduisent une solidarité profonde envers les habitants concernés, une grande inquiétude pour nos réserves (soyez rassurés : aucune réserve Natagora n’a été touchée par le feu à ce jour), et une question centrale : "Que pouvons-nous faire pour aider ?"
En savoir plus
12/08/2026

Carte blanche : Avez-vous pensé aux castors ?

L'Europe est aujourd'hui traversée par de graves incendies, et une menace revient cette semaine compliquer le travail des pompiers : la chaleur. Elle assèche des zones déjà fragilisées, augmente les risques de nouveaux départs de feu, et s'installe durablement dans nos sols. Cette situation n'est plus un épisode isolé : elle est amenée à se répéter. Face à cette crise, l'Europe possède pourtant un allié historique largement sous-estimé : le castor.
En savoir plus