Marionville

Création en 1997
Une superficie de 69,81 hectares
Accessibilité :

Repaire ornithologique en pays industriel

La réserve de Marionville couvre environ 70 ha sur les communes de Quaregnon et Saint-Ghislain, dans la vallée de la Haine. Aujourd’hui canalisée, celle-ci parcourait autrefois le site. Il s'agit donc d'un site humide, enchâssé au sein d'une aire très urbanisée et industrialisée, qui présente un grand intérêt ornithologique.

Les quatre saisons des piafs

La partie nord du site est occupée par une dizaine de petits plans d'eau peu profonds. On peut y observer de nombreux batraciens et insectes (libellules) ainsi qu’une espèce végétale très rare : l'utriculaire, une plante aquatique carnivore.

Au centre, le terrain s’est affaissé suite à l’exploitation souterraine du charbon, permettant l’établissement d’un vaste plan d’eau d’une dizaine d’hectares. En période de nidification, on peut y observer de nombreux canards. Le busard des roseaux chasse fréquemment autour du plan d'eau. Au passage printanier, il n'est pas rare d'y voir des guifettes noires ou des mouettes pygmées. À l’automne, divers limicoles s’arrêtent sur les vasières.

Un refuge pour la gorgebleue

De part et d'autre s'étendent des roselières plus ou moins envahies par des saules. Beaucoup d’oiseaux visitent ces milieux comme la gorgebleue, une espèce assez rare. La vallée de la Haine abrite une grande partie de sa population wallonne et une dizaine de couples nichent à Marionville.

À l’est, la réserve s’étend sur ancienne ligne de chemin de fer bordée de buissons de saules et d'aubépines. C'est le paradis des petits oiseaux : fauvettes, mésanges, accenteurs, rouges-gorges, merles noirs et surtout rossignols. Le ballast abrite certaines espèces végétales particulières telles que le saxifrage tridactyle, l'herniaire glabre et le séneçon visqueux.

Une réserve ouverte au public

Une grande partie du site a été remblayée dans les années soixante. Ces remblais boisés de saules, d’aubépines et de jeunes chênes, sont aujourd'hui en cours de défrichement pour retrouver une friche herbacée parsemée d'arbustes. Le faucon crécerelle chasse souvent dans ce milieu, et qui voudrait l’apercevoir est libre de s’aventurer sur les chemins et observatoires qui parsèment le site.

En savoir plus sur cette réserve

Les espèces

Grèbe à cou noir
Rossignol philomèle
Rossignol philomèle
Sympétrum à nervures rouges
Sympétrum à nervures rouges
Triton alpestre

Responsable

Pierre Anrys