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Ourthe Orientale

Soumis par benoit.vignet@… le

Un arc en ciel végétal

Étalée aux alentours de Gouvy, la vaste réserve naturelle d’Ourthe Orientale s’étend en plusieurs blocs tout le long de la rivière. Un des plus beaux sites se trouve au fond d’une vallée encaissée isolée. Le paysage est superbe. La rivière serpente au bas du coteau escarpé. Malgré la forte déclivité du terrain, des sphaignes poussent à même le versant, parmi les genêts en fleur et les jeunes plants de myrtilles.

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Ourthe Orientale

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Des paysages d’antan pour la cigogne noire

Tout le flanc est dégagé, ainsi que le fond de vallée. En face, de vastes plantations d’épicéas rappellent à quoi ressemblait toute la vallée, surexploitée, il y a encore trente ans. Heureusement, de nombreux programmes européens et interrégionaux ont permis de couper les résineux et rendre à ces paysages leur splendeur d’antan. Nous sommes dans des zones de nourrissage des cigognes noires, qui fréquentent le site pour y pêcher leur pitance.

La récompense du gestionnaire

Au bord de l’Ourthe, la végétation double, triple de hauteur. Entre de larges feuilles de pétasite s’élancent la reine des prés et la renouée bistorte. Fauvettes grisettes et rousserolles verderolles y composent le fond sonore. Mais parfois également une rare pie-grièche grise. L’espèce ne se porte globalement pas très bien. Mais, après des années de restauration, la nature reprend ses droits et l’on découvre de nouvelles espèces : c’est la récompense des gestionnaires.

Les rares papillons de la rose bistorte

Plus en amont de l’Ourthe Orientale, les zones de réserve sont beaucoup plus dégagées. Champs et pâtures remplacent les forêts. Les prairies explosent de couleurs au printemps. Grandes marguerites, pensées sauvages, tapis de myosotis ou de renoncules flammettes, polygala : un arc-en-ciel botanique se déroule sous les pieds des visiteurs ! D’impressionnantes étendues de renouée bistorte tapissent les zones plus humides. Cette belle plante abrite et nourrit deux papillons rares et protégés : les cuivré et nacré de la bistorte. Proche de la source, la Haie de Bellain est une petite prairie de fauche encerclée par la forêt. Elle regorge de merveilles botaniques, dont l’orchis à larges feuilles qui ponctue de son pourpre profond la riche végétation.

Jacques Debieve jacques.debieve@skynet.be 39291 6670 6660
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La Picherotte

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Richesse des zones humides

La réserve naturelle de la Picherotte, située au sud du hameau du Trou, est connue pour ses orchidées et la richesse de ses zones humides. Créée en 1982, par convention avec la commune de Ferrières, le site d'un peu plus de 5 ha est occupé par d'anciennes prairies humides de fauche traversées par un petit ruisseau. Le site de par sa conformation tout en lisières et à grâce à ses multiples points d'eau est riche en papillons, libellules mais aussi en batraciens et reptiles. La présence de la couleuvre à collier a été signalée encore jusqu'en 2009.

5,45

La Picherotte

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Grands travaux de restauration

Le site a été sauvé de la recolonisation forestière et de l'enfrichement par des journées de gestion bénévoles organisées pendant des années. Heureusement, de grands travaux de restauration ont pu prendre le relai en 2018 grâce au financement d’un projet européen, le Programme wallon de développement rural. Après les travaux de restauration, un pâturage extensif mené en collaboration avec un éleveur local allègera la tâche des bénévoles et assurera la pérennité de la biodiversité du lieu.

Un grand intérêt biologique, paysager et patrimonial

Les travaux ont également permis de convertir une ancienne plantation oubliée de sapins de Noël en prairie pour désenclaver l’ancienne prairie de fauche maintenue ouverte. Ce changement de paysage radical amère lumière et connectivité aux plantes et autres habitants de la réserve. En 2018, une grande parcelle communale voisine a pu être ajoutée à la réserve. Elle présente un grand intérêt biologique, paysager et patrimonial. La végétation de cette parcelle affiche un cortège très diversifié et fleuri avec notamment plusieurs espèces protégées dont deux orchidées (l’orchis tacheté et la platanthère à deux feuilles) et une rare sous-espèce de renoncule des bois.

Nombreux sentiers balisés

Ce type de milieu, tout en mosaïque, offre un potentiel indéniable pour toute une série d’espèces tant végétales qu’animales (insectes) qui sont liés à la fois aux habitats naturels secs et chauds sur schiste et aux prairies humides. De nombreux sentiers balisés entourent le site. N'hésitez pas à venir vous y promener !

Renaud Lesage renaudlesage@gmail.com 4190
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Plate Dessous les Monts

Soumis par benoit.vignet@… le

Pépite gaumaise de toute beauté

La Plate Dessous les Monts se situe au cœur d’un triangle formé par trois villages gaumais : Villers-sur-Semois (Etalle), Harinsart (Habay) et Ansart (Tintigny). La décrire en quelques mots ? Une grande et large plaine herbeuse qui s’étend au pied d’une colline. Voilà une réserve naturelle qui porte bien son nom !

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Plate Dessous les Monts

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Entre Rulles et Semois

Au fil des siècles, la Semois a rongé le pied d’une colline, constituant un grand arc de cercle érodé. C’est sur ces terrains plats et marécageux que s’étend la réserve. Elle est longée au sud par la Semois, et ceinturée par la Rulles au nord. Du sommet de la colline, on devine à l’horizon les bois de Habay, Rulles, Rossignol qui commencent l’immense forêt ardennaise. La vue panoramique se perd jusqu’à l’entrée d’Arlon et de Florenville.

On y venait extraire la marne

Le sol de la réserve est une glaise molle et grasse. Il s’agit d’argile ardennaise mêlée à du calcaire lorrain. Ce mélange forme la marne que l’agriculteur de jadis appréciait grandement pour amender ses champs, assez pauvres dans la région. Il l’arrachait à sa gangue par charrettes entières. Aujourd’hui, cette marne a été remplacée par les engrais de synthèse, et les terres lourdes et difficiles à exploiter sont abandonnées depuis plusieurs décennies. Le site de la Plate, épargné par les méthodes modernes d’exploitation, a donc conservé une très grande richesse biologique.

Des fleurs, des vaches et de bonnes bottes

La réserve profite à quelques plantes rarissimes, dont la sérratule des teinturiers qui s’épanouit dans les marais. Redécouvert il y a peu, le cumin des prés pousse sur le sommet de la colline, beaucoup plus sec. Les oiseaux aussi y trouvent leur bonheur, notamment la jolie pie-grièche grise. Quelques boqueteaux d’épicéas, épars et malingres, témoignent d’essais infructueux de plantations. Aujourd’hui, des bosquets de saules qui ont poussé naturellement accompagnent l’une ou l’autre plantation d’aulnes ou de bouleaux. Les prairies les plus riches sont pâturées par des vaches de races rustiques, les tracteurs ne s’aventurant pas sur ces sols trop marécageux. D’ailleurs, n’oubliez pas vos bottes pour découvrir la réserve lors des visites guidées, même en plein été !

Yves Storder y.storder@skynet.be 39284 6730 6740
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Prés de Latour

Soumis par Anonyme (non vérifié) le
18,66 18,13

Prés de Latour

RNOB_250 5.565 49.54 3 2008 183 /sites/default/files/styles/jumbotron/public/default_images/Placeholder.png?itok=LOCGZRuX Stéphane Bocca stephane.bocca@natagora.be 39284 6760
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Prairie du Carpu

Soumis par benoit.vignet@… le

Une riche relique des vallées brabançonnes

Au pied de la colline de la Grande Bruyère, dans le vallon d’un affluent de la Lasne, la prairie du Carpu est un des derniers témoins des vastes ensembles de prairies marécageuses qui occupaient jadis les vallées brabançonnes. Partout ailleurs, ces prairies ont été anéanties par des plantations de peupliers, des remblais ou profondément modifiées par le drainage et l’apport massif d’engrais chimiques. La petite superficie que couvre la réserve du Carpu est donc une zone refuge pour la faune et la flore de la région.

 

6,27 0,9

Prairie du Carpu

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Une faune diversifiée

Côté faune, on note la présence du rat des moissons, qui confectionne d’étonnants nids suspendus dans les hautes herbes. Mais c’est surtout la diversité des arthropodes qui est remarquable : de nombreuses espèces rares sont présentent, comme la mygale atype, plusieurs abeilles solitaires protégées et certains papillons intéressants comme la grisette, le thécla du chêne et le thécla du bouleau.

Un joyau botanique

La réserve abrite plus de deux cents espèces de plantes à fleurs ! Elle propose une mosaïque étonnante de groupements végétaux, chacun associé à un biotope particulier. Un bois d’aulnes à cirse maraîcher s’est enraciné sur de la tourbe riche en calcaire, tandis que la prairie à molinie et à sphaignes s’étend sur des sables acides. On retrouve également une prairie alluviale, où la menthe aquatique recouvre un sol assez riche, et une pelouse maigre à tormentille établie sur limons sableux secs. Certaines plantes qui s’y déploient rappellent les prairies de l’Ardenne : orchis tacheté, bétoine officinale, gesse des montagnes, polygala à feuilles de serpolet, succise des prés... Exceptionnel pour le Brabant !

Des milieux à entretenir

La gestion du site se fait via le fauchage tardif, le débroussaillage et le pâturage extensif des zones ouvertes. Ces actions visent à maintenir une belle mosaïque de milieux variés.

Julien Taymans julien.taymans@natagora.be 1330
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Pré l'Évêque

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Un bond vers la méditerranée

La réserve du Pré l’Évêque est située sur la commune de Theux, en province de Liège. Elle est nichée au cœur du vallon situé entre les hameaux de Sassor et de Fays. La pelouse sur grès qui constitue l’essentiel de la réserve domine la rive droite du ruisseau du Pré l’Évêque, qui lui a donné son nom.

2,05

Pré l'Évêque

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Réseau de pelouses calcaires

Cette pelouse a fait l’objet d’une acquisition par Natagora dans le cadre du projet LIFE Pays mosan. Bien qu’il ne s’agisse pas, à proprement parler, d’une pelouse calcicole, cette parcelle est néanmoins importante pour nos pelouses sèches de la « Fenêtre de Theux ». Cette « petite dernière » vient en effet compléter le réseau des pelouses calcaires déjà en place grâce aux trois autres réserves theutoises de Natagora. De nombreuses espèces trouvent dans ce paysage la mosaïque nécessaire à leur maintien.

Le chant du grillon champêtre

Si vous passez vous promener en été sur le chemin qui relie les deux villages, vous aurez peut-être la chance d’entendre chanter le grillon champêtre. Dépaysement complet garanti ! Entre les genets et les fleurs typiques des coteaux maigres bien ensoleillés comme la knautie ou l’amourette, vous aurez aussi l’impression d’avoir fait un bond vers la Méditerranée avec des papillons de toute taille et couleur qui volètent de capitule en épi. Vous pourriez aussi tomber sur la couleuvre à collier ou le lézard vivipare, plus discrets, qui profitent des rayons du soleil.

Un cortège d’espèces différentes

Mais il n’y a pas qu’en été qu’on peut faire des observations remarquables sur la réserve du Pré l’Évêque. En effet, les oiseaux ne sont pas en reste et c’est tout un cortège d’espèces différentes qui se succèdent sur le site et aux alentours tout au long de l’année. La discrète bécassine sourde s’y plaît visiblement pendant ses haltes migratoires tandis que le bruant jaune et la pie-grièche écorcheur sont, quant à eux, tous les deux des nicheurs réguliers. Les prairies humides, les rives du ruisseau et les nombreuses haies riches et diversifiées semblent également faire le bonheur de la chevêche d’Athéna et de la cigogne blanche, très régulièrement observées sur place.

Marie Stephany marie.stephany@natagora.be 4910
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Pré Morat

Soumis par Anonyme (non vérifié) le
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Pré Morat

RNOB_224 5.414 49.60 4 2007 175 /sites/default/files/styles/jumbotron/public/default_images/Placeholder.png?itok=LOCGZRuX Nadine Jeanty tacana.guenane@skynet.be 39284 6769
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Pré Taman

Soumis par Anonyme (non vérifié) le

Créée en 2008, cette réserve s'étend le long du ruisseau de Frouchi et du ruisseau des Rives entre Bièvre et Graide. Cet ensemble de plus de 15 ha est composé de magnifiques prairies maigres de fauche, de pelouses acides mais également de superbes prairies humides à bistorte. En certains endroits, quelques éléments de bas-marais acides abritent le comaret et le trèfle d'eau.  Dans le nord du site, plusieurs mares ont été creusées améliorant ainsi le potentiel d'accueil de la faune et la flore aquatique. Outre la belle diversité botanique, cette réserve constitue un petit paradis pour les papillons de jour : petit collier argenté, nacré de la bistorte, cuivré de la bistorte, etc. Une fois l'hiver venu, vous aurez peut-être la chance d'observer la pie-grièche grise à l'affut au sommet d'un buisson.

15,5

Pré Taman

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Gauthier Deschamps gauthier.deschamps@natagora.be 39287 5555
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Préelles

Soumis par benoit.vignet@… le

Pièce maitresse du puzzle écologique de la Haine

La réserve des Préelles, située dans le fond de la plaine alluviale de la Haine, s’étend sur 20 ha entre les villages d'Hensies et de Montroeul-sur-Haine. Elle fait partie d’un ensemble de zones humides protégées qui longent la vallée de la Haine. Celles-ci forment un véritable réseau écologique facilitant la circulation des espèces et le brassage des populations. Le site est d’ailleurs connu de longue date pour son intérêt tant botanique qu’ornithologique.

20,3 17,35

Préelles

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Recul des peupliers

Dans l'ensemble de la région, vouée à l’élevage et à la populiculture, les prairies pâturées alternent avec des peupleraies. Les parcelles les plus humides sont souvent abandonnées et évoluent naturellement vers la roselière, la mégaphorbiaie ou le fourré de saules. Située sur le lieu-dit Champ des Préelles, la réserve a vu le jour dans le cadre du projet européen LIFE Nature actions pour l'avifaune des roselières du bassin de la Haine. Les anciennes peupleraies du site ont été abattues et plusieurs parcelles agricoles font l’objet de pratiques plus extensives afin de restaurer une zone humide revêtant un grand intérêt pour la biodiversité.

Mare et ruisseau

De multiples fossés et de nombreux arbres isolés, principalement des saules têtards et des aubépines, parsèment le site. On retrouve également une petite mare, créé par l’impact d’une bombe lors de la seconde guerre mondiale, ainsi que le ruisseau des Préelles.

Une biodiversité explosive

Côté faune, ce sont incontestablement les oiseaux qui font l’intérêt du site. Les rousserolles verderolle et effarvatte, la locustelle tachetée, la gorgebleue, le traquet pâtre, le vanneau huppé et la chouette chevêche nichent régulièrement dans la réserve. En hiver, lors des périodes d’inondation des prairies, on peut avoir la chance de croiser le héron cendré, la foulque macroule, la poule d'eau ou le grèbe castagneux. Le grand butor y a aussi été observé. On retrouve également quelques insectes protégés comme la cétoine dorée ou deux espèces rares de coccinelles. La flore n'est pas en reste. Plusieurs espèces menacées et protégées ont été recensées sur le site, notamment l'hottonie des marais, le pygamon jaune et les oenanthes aquatique et fistuleuse.

Cyril Verzele cyril_verzele@hotmail.com 39269 7350
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