Herbet

Entre pelouses calcaires et massif rocheux

Située sur les hauteurs de Bomal, la réserve d'Herbet comporte trois sites remarquables qui abritent de nombreuses espèces de plantes, certaines très rares.

Ravenne, la doyenne

Menacée à plusieurs reprises (dépotoir, piste de motocross), cette pelouse calcaire a été protégée dès 1985. Témoin de pratiques agropastorales anciennes (pâturage, extraction de dolomie), ce site a abrité jusqu'aux années 1990 le rarissime orchis brûlé, malheureusement disparu. Toutefois, pas moins de cinq espèces d'orchidées fleurissent sur le site où ont été relevées une centaine d'espèces végétales, certaines à grande valeur patrimoniale : orobanche pourprée, gentiane ciliée ou noix de terre. Notons également la présence de nombreux papillons dont le céphale, le demi-deuil ou le thécla de l'orme.

Herbet et ses excroissances calcaires

Située à quelques centaines de mètres de Ravenne, une petite pelouse abritant l'orchis morio domine un ravin parsemé de masses rocheuses aux formes étonnantes. Ce coteau qui, sur des photos anciennes, était couvert de pelouses sèches s'était progressivement reboisé. Grâce au projet LIFE Pays mosan, il a pu être récemment déboisé, retrouvant ainsi son intérêt paysager et écologique. Bien qu'en phase de restauration, le coteau a déjà vu fleurir des espèces rupicoles comme l'arabette hérissée, la seslérie bleue ou l'hippocrépide en ombelle. Notons que la gestion de ce site, ainsi que de Ravenne, est en grande partie confiée à la dent des moutons !

Tienne et calvaire

Elément phare du patrimoine paysager bomalois, une masse rocheuse imposante domine la vallée de l'Ourthe. À son sommet, un calvaire construit en 1905 constitué d'une croix entourée de deux statues (la Vierge et Saint Jean). Constitués de falaises et de replats abritant différents types de pelouses, ces rochers abritent de nombreuses espèces de plantes et d'animaux adaptés à des conditions de chaleur et de sécheresse toutes particulières. Le lézard des murailles y est bien présent et la couleuvre coronelle y a été observée. Plusieurs dizaines d'espèces végétales, dont certaines très rares, inféodées à ce milieu à priori peu accueillant, s'y rencontrent : la phalangère à fleurs de lis, le séséli libanotis, la laîche humble ou la fétuque des rochers.

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Actualités

23/09/2026

Déclaration de Nairobi : de l'espoir pour les oiseaux migrateurs

Le Sommet mondial des voies de migration, organisé par BirdLife International et Nature Kenya, a débouché sur l'adoption de la Déclaration de Nairobi sur les voies de migration. Avec gouvernements, scientifiques, ONG et institutions financières qui étaient présentes, nous avons signé la Déclaration. Nous y défendons une idée simple, mais qui change tout : on ne sauvera pas les migrateurs site par site. Il faut protéger ou restaurer un réseau cohérent de sites tout le long de leurs routes, car si un seul maillon de la chaîne cède, c'est toute la chaîne qui est menacée.
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17/09/2026

Le 11 octobre, nous marcherons pour le climat

Cette année, Natagora marchera à nouveau pour le climat au sein du bloc Nature, aux côtés de Natuurpunt. Rejoignez nous pour porter la voix de la nature au sein de la marche climat ! En ce mois de septembre, notre pays sort de l’été le plus chaud, le plus sec et le plus meurtrier de son histoire, à cause du dérèglement climatique. Pourtant, cette situation n’a toujours pas provoqué de véritable réveil politique. Nous continuons à consacrer plus de 10 milliards d’euros d’argent public par an au soutien des énergies fossiles.
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02/09/2026

Plan de restauration de la nature : la Belgique manque l'échéance européenne

La surmortalité la plus élevée d'Europe pendant la canicule de juin. Plus de 3 000 hectares partis en fumée dans les Hautes-Fagnes. Et, le 1er septembre, une échéance européenne manquée : la Belgique n'a pas transmis son projet de plan national de restauration de la nature, notamment à cause du sérieux retard sur la partie wallonne.  Les associations environnementales dénoncent “une indifférence politique qui coûte des vies et des milliards à notre pays”.  
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22/09/2026

Des zones humides restaurées grâce au soutien de Candriam

Restaurer les zones humides, les tourbières et le cours naturel des rivières : en Wallonie comme en Flandre, Natagora et Natuurpunt agissent pour permettre à l’eau de retrouver sa place dans nos territoires. Des actions concrètes sont mises en place, notamment, grâce au soutien du Candriam Institute for Sustainable Development. Sécheresses, pluies intenses, inondations… Face aux dérèglements climatiques, la capacité des milieux naturels à retenir l’eau devient plus que jamais un enjeu incontournable.
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