Coin de Suzin

Un témoignage de l'ancien bocage de la Famenne

La réserve naturelle du Coin de Suzin se situe non loin de Rochefort, dans la dépression de la Fagne-Famenne. Elle est le témoin de ce que devaient être la majorité des prairies famennoises jusqu’au milieu du siècle passé. Ses terres ont en effet échappé à la banalisation, notamment parce qu’aucun engraissement chimique du sol n’y a été pratiqué. Grâce à cela, on y retrouve une belle diversité d’espèces remarquables.

Tapis pourpre d’orchidées

La réserve compte de nombreuses espèces de plantes rares et protégées, typiques des prairies maigres. En mai, de grandes taches pourpres colorent la prairie : les orchis bouffon fleurissent par milliers ! Outre ces orchidées, la prairie s’égaye d’une riche diversité de fleurs. La succise des prés, le lychnis fleur-de-coucou et le colchique d'automne complètent la palette des mauves tandis que le gaillet des fanges et l'achillée sternutatoire amènent quelques fraîches touches de blanc.

Des haies qui chantent

De longues et larges haies compartimentent la réserve et constituent un paradis pour le rossignol, le tarier pâtre, les fauvettes babillarde et grisette, la locustelle tachetée. Les chants caractéristiques de ces espèces envahissent l’espace du printemps à la fin de l’été. Quel plaisir !

Partenariat agricole

Les prairies du Coin de Suzin sont gérées par un agriculteur de Rochefort avec qui Natagora collabore depuis de longues années. Le foin récolté par fauche tardive contient les graines de nombreuses espèces. Certaines années, nous en rachetons donc une partie pour l’épandre sur d’autres prairies, plus banales, et favoriser ainsi leur restauration en beaux prés fleuris.

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27/07/2026

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27/07/2026

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Le concours Qu'elle est belle ma prairie ! organisé par Natagora, Natagriwal et la FUGEA, a récompensé le 25 juillet, à la foire agricole de Libramont, trois agricultrices dont les prairies illustrent la richesse biologique des prairies permanentes wallonnes et le rôle essentiel des élevages herbagers dans leur préservation. Le Premier prix est attribué à Julie Gilain (Yvoir), le Deuxième prix à Martina Lux (Büllingen) et le Prix Jeune à Élise Berguet (Léglise).
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