Rendons à l'Ourthe ses atours d'antan

Alouette lulu

À partir du village de Wyompont (Tenneville), l’Ourthe occidentale déploie ses longs méandres à travers de magnifiques forêts escarpées. Cette portion de la rivière est la plus préservée. La quiétude de l’endroit en fait un site de choix qui permet d’envisager un jour ici le retour de la loutre.

Natagora a décidé de protéger un magnifique bloc de plus de 16 ha dans ce paysage enchanteur. L’acquisition va coûter environ 130 000 € dont il nous faut encore trouver 25 % (soit environ 32 500 €). Aidez-nous à réunir les fonds manquants de sorte à pouvoir concrétiser ce beau projet.

Une nouvelle réserve naturelle !

Dans cette région du bassin de l’Ourthe occidentale, Natagora possède très peu de terrains. Créer une nouvelle réserve naturelle, d’emblée de vaste étendue, est d’autant plus important que les zones dédiées à la protection de la biodiversité y sont plutôt rares. C’est ce que nous voulons faire grâce à cette nouvelle acquisition.

Le réseau Natura 2000 qui serpente dans cette région, au gré des méandres de l’Ourthe, est bien connu pour ses zones forestières, ses zones agricoles et bien entendu ses fonds de vallées. Parmi les habitats, il est possible d’observer localement des zones ouvertes de grandes qualités biologiques comme des prairies submontagnardes ou encore des nardaies. C’est précisément les habitats qui sont visés ici.

L’intérêt ornithologique de ces vallons n’est plus à démontrer. Des espèces liées à certains habitats ouverts, comme l’alouette lulu, le tarier des prés, la pie-grièche grise ou encore la pie-grièche écorcheur, devraient trouver, dans cette nouvelle zone protégée, des milieux favorables. À cet endroit, la rivière héberge également une belle diversité de poissons : le barbeau, le goujon, le vairon, la truite, l’ombre, la loche franche, le chabot, l’ablette spirlin et la petite lamproie.

Un vaste programme de restauration

Les parcelles à acquérir sont constituées de fonds de vallées boisées. Elles étaient occupées jusqu’à peu par des plantations résineuses mais celles-ci ont été exploitées durant l’hiver 2018-2019. La nature peut donc maintenant y reprendre ses droits !

L’objectif est de restaurer des habitats jadis omniprésents en Ardenne, aujourd’hui réduits à des surfaces relictuelles suite à l’enrésinement massif des vallées, à l’agriculture intensive ou à l’urbanisation galopante. Grâce au projet européen LIFE Nardus, qui couvre cette région, nous allons mettre en oeuvre différentes techniques de restauration qui ont fait leurs preuves ailleurs et qui au fil des années, vont permettre le développement de prairies fleuries maigres, riches en espèces. Nous espérons y voir à nouveau foisonner une multitude de plantes à fleurs comme le polygala à feuilles de serpolet, la bétoine, le rhinanthe à petites fleurs ou encore la grande marguerite.

Nul doute que les papillons apprécieront aussi…

120 euros, c'est 100 m2 de nature préservée grâce à vous. Et cela ne vous coûte que 66 euros, avec la déduction fiscale.

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