Donnez de l'air à la Grande Honnelle !

Réserve de la Grande Honnelle

La réserve de la Grande Honnelle s’étend maintenant sur près de 40 hectares, fruit de l’acquisition du bois de Boutenier d’abord, puis du combat mené de haute lutte pour la protection du bois d’Angre. Nous avons aujourd’hui l’opportunité d’acquérir la jolie carrière inondée de plus de 2 ha qui constitue le point de jonction entre ces deux espaces. Un couloir forestier est ainsi constitué. En outre, son petit étang accueille déjà une faune aquatique variée et pourquoi pas bientôt la rare salamandre… Aidez-nous à tisser ce lien naturel !

De par sa situation géographique et géologique particulière (souvent présentée comme « un petit bout d’Ardenne en Hainaut »), la vallée de la Grande Honnelle constitue un site d’intérêt biologique majeur. Elle s’intègre dans un complexe de milieux boisés (bois de Boutenier, d’Angre et de Beaufort) suivants le cours de la Grande Honnelle, depuis son entrée en Belgique jusqu’au moulin d’Angre.

De l’aval vers l’amont et du plateau jusqu’au bas de la vallée, on rencontre une succession de terrains de nature variée, depuis un sol fort acide jusqu’au plus basique, ou encore du très sec au franchement humide. Cette grande diversité de milieux est à l’origine de la richesse botanique
et zoologique du site. Si les milieux boisés, principalement constitués de chênaies-charmaies à jacinthe et d’éléments de hêtraies calcicoles, constituent la majeure partie du site, on y trouve également de petites pelouses sèches, d’anciennes carrières de marbre, une grotte et les
berges de la Grande Honnelle.

Aidez-nous à multiplier orchidées et salamandres!

Parmi les espèces végétales les plus intéressantes, beaucoup sont liées à la présence de sols calcaires. On rencontre notamment le tamier commun, la sanicle, l’euphorbe douce, l’hellébore vert ainsi que de nombreuses espèces d’orchidées. Les différents groupes d’animaux ne sont pas en reste. On retrouve au bois d’Angre de nombreux amphibiens, dont de belles populations de salamandres tachetées et de crapauds accoucheurs, assez rares dans la région, qu’on espère voir coloniser le nouveau site. L’orvet y est également abondant et le lézard vivipare est présent en petit nombre.

De nombreux oiseaux forestiers y trouvent le gîte et le couvert, attirés par la quiétude et l’étendue du boisement. Parmi les espèces les plus intéressantes, on citera le pic mar, la bondrée apivore, le faucon hobereau, le bouvreuil pivoine, le grosbec casse-noyaux ainsi que plusieurs rapaces nocturnes.

Les différents milieux rencontrés ici sont également très favorables aux insectes et autres invertébrés. Une vingtaine d’espèces de papillons de jour y a par exemple déjà été observée ainsi que de nombreuses libellules. Les massifs boisés jouent également un rôle protecteur important pour les eaux de la Grande Honnelle. On y observe d’ailleurs de nombreux invertébrés aquatiques, ainsi que quelques espèces de poissons assez peu communs (chabot, lamproie de Planer).

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