Le Baquet

Un site qui fait rêver les naturalistes depuis des décennies

Terrain maigre et donc difficilement cultivable, Le Baquet est l’une de ces vaines pâtures où le pâtre communal menait jadis les bêtes du village. La déprise agricole de la fin du XXe siècle mène à l’abandon de ces sols peu rentables et favorise la recolonisation forestière. Arrive ensuite une société immobilière désireuse d’y implanter… un village de vacances ! Tout ce que compte la région d’associations naturalistes se mobilise avec succès pour sauver les richesses du Baquet. Durant des années, une petite équipe de naturalistes s’est échinée à repousser l’assaut des ligneux sur ce terrain enfin protégé par Natagora.

Des biotopes variés pour une multiplicité d’espèces

Situé sur la frontière française, surplombé par le fort de Givet, le site du Baquet n’a jamais été confronté à la pollution de l’agriculture intensive.  Il se compose d’un mélange de biotopes divers. La forêt fagnarde de chênes y côtoie les massifs d’aubépines. Deux ruisseaux sillonnent le terrain, longeant prés humides et lambeaux de landes à callune. La végétation variée regorge d’orchidées, de succises ou de bruyère.

Richesse faunistique

Le Baquet est un haut lieu de l’herpétologie. Les trois serpents de Wallonie s’y retrouvent encore, ainsi que trois espèces de lézards. Les papillons qui volent sur les pourtours de la forêt sont aussi abondants que variés. L’emblématique damier de la succise est une espèce phare du site. Quant aux oiseaux, les espèces forestières ou de lisière ne sont pas en reste. On entend en permanence le tambourinement des pics noirs, mars, verts, épeiches ou épeichettes, tandis que cigognes noires et grands corbeaux survolent les lieux.

Une voie pour les anémones, l’autre pour les promeneurs

Un long cordon de schistes excavés, issu d’une erreur de l’ingénieur lors du tracé du chemin de fer, abrite aujourd'hui l'une des seules stations d'anémone pulsatille de Wallonie, ainsi que le criquet à ailes bleues. Le « vrai » de chemin de fer, aujourd’hui reconverti en RAVeL, permet aux promeneurs de traverser le site et de profiter des bienfaits d’une nature luxuriante.

Activités de cette réserve

je m’engage pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve Protégez la nature ici, près de chez vous, en permettant l'achat de réserves et en soutenant nos efforts pour leur restauration. Vous pouvez choisir de faire un don libre qui financera l'ensemble de nos efforts de protection et de sensibilisation ou soutenir une réserve, une espèce ou un projet particulier.

Devenir volontaire

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités. Chez Natagora, le volontariat est concret, convivial et riche de belles expériences. On y apprend autant qu’on aide.

Participez à une activité de gestion

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités.

Actualités

21/10/2026

La FWA, syndicat agricole ou lobby des pesticides ?

Début octobre, la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) s’est adressée aux communes par courrier pour leur demander de s’opposer au projet de Programme Wallon de Réduction des Pesticides 2028-2032 (PWRP 4). Celui-ci a pour objectif de réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé – en ce compris, celle des agriculteurs – et sur l’environnement, ainsi que de réduire la dépendance à l’égard de l’utilisation des pesticides. Malgré la succession de trois programmes de réduction depuis 2013, les quantités de pesticides utilisées n’ont pas démontré de tendance à la diminution au cours des vingt dernières années.
En savoir plus
21/10/2026

Cinquantenaire : après trois feux d'artifice, nous attendons toujours le bilan promis pour les martinets

Entre le 6 juin et le 21 juillet, trois événements avec effets pyrotechniques et son amplifié ont menacé la colonie de martinets du Cinquantenaire. Grâce à la mobilisation de milliers d'entre vous, les dispositifs les plus dangereux pour la colonie ont finalement été écartés le 21 juillet. Deux mois plus tard, nous ne savons toujours pas ce que ces trois soirées ont coûté aux martinets, et nous n'avons reçu aucun des documents de suivi qui devaient permettre de l'établir.
En savoir plus
20/10/2026

Pour le retour du vivant : à l’heure de la COP biodiversité, ce que nous attendons du plan belge

Depuis hier, les pays du monde entier sont réunis à Erevan, en Arménie, pour la COP17 sur la biodiversité, où ils dresseront le premier bilan des engagements pris en 2022 pour enrayer l’effondrement du vivant, parmi lesquels celui de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030. En Belgique, c’est le plan de restauration de la nature qui doit traduire cet engagement en actes, et pour qu’il tienne ses promesses, nous défendons plusieurs priorités auprès des autorités, dont deux nous semblent conditionner toutes les autres.
En savoir plus
Contenu promotionnel
28/09/2026

ENGIE et Natagora : après la Montagne Saint-Pierre, cap sur Modave !

Le 20 septembre dernier, près de 160 participants ont exploré la réserve naturelle de la Montagne Saint-Pierre, à l'invitation d'ENGIE, Natuurpunt et Natagora. Retour sur cette belle journée de découverte de la biodiversité, avant une nouvelle sortie nature gratuite, organisée le 25 octobre aux alentours de la réserve naturelle de Modave.
En savoir plus