Tienne de Dion

Un balcon calcaire aux portes de l’Ardenne

Au cœur de la Calestienne, entre Famenne et Ardenne, le Tienne de Dion déploie sa longue échine calcaire au-dessus du petit vallon où coule le ruisseau de Dion-le-Val. Cette réserve discrète n’impressionne pas par ses dimensions, mais par l’incroyable richesse qu’elle concentre. Derrière ses lisières boisées se cache un patrimoine naturel et historique remarquable, témoin d’un paysage façonné pendant des siècles par les activités humaines et aujourd’hui porteur d’un formidable potentiel de restauration.

Des plantes d'élite sous le soleil

Ce qui fait battre le cœur du Tienne de Dion, ce sont avant tout ses pelouses calcaires et ses prairies maigres de fauche, des milieux devenus rares en Wallonie. Sur ces sols secs, pauvres et baignés de soleil prospère une flore spécialisée, capable de vivre là où bien d’autres plantes renonceraient. Au printemps et en été, l’ophrys abeille, l'hélianthème jaune, la petite pimprenelle et bien d’autres plantes calcicoles composent un décor d’une grande finesse.

Une faune active de jour comme de nuit

Le Tienne de Dion est également un maillon essentiel pour la faune de la région. Les pelouses, les haies, les lisières et les bois forment une mosaïque favorable à de nombreuses espèces. La decticelle bicolore y trouvent des conditions idéales, tandis que plusieurs papillons emblématiques des milieux calcaires, comme le céphale, y subsistent encore. À la tombée du jour, les chauves-souris prennent le relais et le petit rhinolophe profite de ce paysage bocager pour chasser les insectes.

Une colline qui raconte aussi l’Histoire

Née il y a des millions d’années, lorsque les mers tropicales recouvraient la région, cette colline a été utilisée pendant des siècles par les habitants qui y menèrent leurs troupeaux, maintenant ainsi les espaces ouverts. Avec l’abandon progressif du pâturage, une grande partie du site s’est refermée sous les broussailles et les boisements. Les forêts calcicoles, laissées aujourd’hui en libre évolution, ont leur intérêt, mais la restauration des pelouses constitue aussi un enjeu majeur : redonner de l’espace à ces milieux rares, c’est permettre au Tienne de Dion de retrouver toute sa richesse faunistique et floristique si particulière.

Activités de cette réserve

je m’engage pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve Protégez la nature ici, près de chez vous, en permettant l'achat de réserves et en soutenant nos efforts pour leur restauration. Vous pouvez choisir de faire un don libre qui financera l'ensemble de nos efforts de protection et de sensibilisation ou soutenir une réserve, une espèce ou un projet particulier.

Devenir volontaire

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités. Chez Natagora, le volontariat est concret, convivial et riche de belles expériences. On y apprend autant qu’on aide.

Participez à une activité de gestion

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités.

Actualités

21/10/2026

La FWA, syndicat agricole ou lobby des pesticides ?

Début octobre, la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) s’est adressée aux communes par courrier pour leur demander de s’opposer au projet de Programme Wallon de Réduction des Pesticides 2028-2032 (PWRP 4). Celui-ci a pour objectif de réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé – en ce compris, celle des agriculteurs – et sur l’environnement, ainsi que de réduire la dépendance à l’égard de l’utilisation des pesticides. Malgré la succession de trois programmes de réduction depuis 2013, les quantités de pesticides utilisées n’ont pas démontré de tendance à la diminution au cours des vingt dernières années.
En savoir plus
21/10/2026

Cinquantenaire : après trois feux d'artifice, nous attendons toujours le bilan promis pour les martinets

Entre le 6 juin et le 21 juillet, trois événements avec effets pyrotechniques et son amplifié ont menacé la colonie de martinets du Cinquantenaire. Grâce à la mobilisation de milliers d'entre vous, les dispositifs les plus dangereux pour la colonie ont finalement été écartés le 21 juillet. Deux mois plus tard, nous ne savons toujours pas ce que ces trois soirées ont coûté aux martinets, et nous n'avons reçu aucun des documents de suivi qui devaient permettre de l'établir.
En savoir plus
20/10/2026

Pour le retour du vivant : à l’heure de la COP biodiversité, ce que nous attendons du plan belge

Depuis hier, les pays du monde entier sont réunis à Erevan, en Arménie, pour la COP17 sur la biodiversité, où ils dresseront le premier bilan des engagements pris en 2022 pour enrayer l’effondrement du vivant, parmi lesquels celui de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030. En Belgique, c’est le plan de restauration de la nature qui doit traduire cet engagement en actes, et pour qu’il tienne ses promesses, nous défendons plusieurs priorités auprès des autorités, dont deux nous semblent conditionner toutes les autres.
En savoir plus
Contenu promotionnel
28/09/2026

ENGIE et Natagora : après la Montagne Saint-Pierre, cap sur Modave !

Le 20 septembre dernier, près de 160 participants ont exploré la réserve naturelle de la Montagne Saint-Pierre, à l'invitation d'ENGIE, Natuurpunt et Natagora. Retour sur cette belle journée de découverte de la biodiversité, avant une nouvelle sortie nature gratuite, organisée le 25 octobre aux alentours de la réserve naturelle de Modave.
En savoir plus