La réserve naturelle du Baquet : l’histoire continue !

La réserve naturelle du Baquet : l’histoire continue !

Grâce au soutien de très nombreux donateurs, nous parvenions il y a quatre ans à sauver 68 ha d’un site qui fait rêver les naturalistes depuis plusieurs décennies : Le Baquet. Aujourd’hui, nous avons une opportunité de l’agrandir de 7,5 hectares contigus, composés de trois superbes prairies fleuries serties au cœur d’un bocage dense et préservé. Faites un don et aidez-nous à consolider cette magnifique réserve naturelle en protégeant durablement une transition parfaite entre les prairies fagnardes et le vaste massif boisé.

Nous vous annoncions il y a 4 ans que l’acquisition du Baquet nous permettrait de mettre en oeuvre plusieurs actions de maintien et développement des milieux et espèces les plus sensibles qui s’y trouvent. Ainsi les clairières existantes sont maintenant annuellement débroussaillées afin d’en conserver toutes la richesse, 8 ha de landes et prairies humides ont été restaurées au sein des jeunes fourrés d’épineux, de nombreux abris pour les batraciens et reptiles ont été créés, la mise en place d’un réseau de mares est en projet et huit d’entre elles ont déjà été creusées. Les prairies ne sont plus enrichies d’engrais et trois kilomètres de haies y ont été plantées.

Les premiers résultats sont prometteurs : la bruyère et la succise sont omniprésentes au sein des clairières restaurées. La couleuvre à collier et plusieurs papillons forestiers les colonisent peu à peu, tandis que certaines plantes extrêmement rares du « molinion » (association végétale la plus sensible et la plus remarquable de prairies humides des sols de Fagne) réapparaissent spontanément.

Dans les prairies, la flore se diversifie progressivement. Les haies plantées attirent déjà le tarier pâtre ou la pie-grièche écorcheur. Au sein du réseau de mares, la présence de l’emblématique triton crêté vient d’être détectée !

Les 7,5 hectares que nous tentons d’acquérir sont composés de prairies maigres où paissent des chevaux de trait ardennais. Au printemps, elles se colorent de mille couleurs et le bocage se transforme en un paradis de chants d’oiseaux. Les fourrés sont parsemés de petits lambeaux de landes à bruyères abritant quelques raretés botaniques. Trois anciens chemins creux sur lesquels les schistes affleurent se transforment au fil des saisons tantôt en petits ruisselets, tantôt en sites d’ensoleillement pour les papillons et les reptiles.

En septembre prochain, lorsque succises et bruyères fleuriront à nouveau, nous vous inviterons à découvrir toutes ces merveilles lors d’une visite spécialement dédiée aux donateurs.

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