J'ai trouvé un animal (vivant, mal en point ou mort)

Avant toute chose, demandez-vous l’oiseau a réellement besoin d’être secouru.

En été, si vous trouvez un oisillon tombé du nid, vous pouvez le remettre dans le nid ou le placer en hauteur hors d’atteinte des chats et autres prédateurs. Souvent, les parents ne se trouvent pas loin et continueront à s’en occuper.

En hiver, si l'oiseau est blessé ou affaibli, capturez-le avec précaution (gants en cuir) car il pourrait essayer de se défendre avec son bec ou ses pattes.

Dans tous les cas, la meilleure solution, après avoir capturé l'oiseau, est de l'apporter dans un Centre de revalidation.

En attendant de contacter le centre de revalidation, vous pouvez essayer de donner à manger à l’oiseau.  

  • S'il s'agit d'un granivore (moineau, pinson…), un mélange de graines que l'on trouve dans le commerce fera l'affaire.
  • Pour les insectivores (rouge-gorge, merle…) la vers de farine sont conseillés. Mais la pâtée pour chat, jaune d'œuf, la viande de bœuf maigre, les fruits pourront dépanner.
  • Pour les oiseaux dont on ne connaît pas le régime alimentaire, il vaut mieux ne pas essayer de les nourrir car ils pourraient mourir rapidement en ingurgitant certains aliments inappropriés.
  • Le pain humide et l'eau sucrée sont à bannir.
  • Ne forcez jamais  l'oiseau à boire, surtout s'il s'agit d'un rapace : vous risqueriez de lui introduire de l'eau dans les poumons.

 

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, …) n’hibernent pas, mais sont plutôt en dormance. Ils profitent de températures plus douces pour sortir. Pour cette raison, si vous perturbez un animal dans cet état, il pourrait être désorienté mais devrait être indemne. Si vous ne pouvez pas le remettre à l’endroit où vous l’avez trouvé, mettez-le à l’abris: au milieu de pierres, dans une pile de bûches, sous un pot en terre cuite retourné ou sous le plancher d’un abri de jardin.

Il arrive souvent que des amphibiens se réfugient dans une cave pour se mettre à l’abri du froid pendant l’hiver. Ils arrivent généralement dans les caves par le soupirail ou d'autre interstices que vous pouvez colmater avec du grillage à maille fine (p.ex. du grillage galvanisé à maille de 1 cm, généralement vendu sous la dénomination de grillage pour volière d'oiseau).

Tant que les températures nocturnes sont positives, vous pouvez relâcher l’animal à l’extérieur en début de nuit, de préférence sous un tas de bois ou sous un buisson afin qu’il se mette à la recherche d’une nouvelle cachette. Mais si l’hiver est là, il vaut mieux attendre la fin de la mauvaise saison, annoncée par les migrations d’amphibiens (généralement mi-février), avant de le relâcher.

En dehors de la période de reproduction, les amphibiens ont un mode de vie terrestre. Ils occupent principalement des milieux forestiers, mais vivent parfois dans des milieux ouverts comme les jardins. Il est donc préférable de les laisser sur place, ils sont tout à fait capables de se débrouiller tout seuls dans cet environnement.

Oui. A la fin de l'automne, quand la nourriture devient rare et dès que la température chute en dessous de 10 °C, le hérisson entre en hibernation, au fond d'un nid d'herbes et de feuilles qu'il aménage dans les fourrés ou sous une souche, un tas de bois, une haie, un tas de foin, ou dans un terrier de lapin... Un hérisson en hibernation se trouve dans un état de torpeur et est donc incapable de se nourrir. Il passe l'hiver en brûlant les réserves de graisses qu'il a emmagasinées dès la fin de l’été, dans l'attente des beaux jours et d'une nourriture plus abondante. Il ne «dort» pas de façon continue mais sort de sa torpeur régulièrement pour se nourrir et s'agiter un peu avant de sombrer à nouveau.

Sa respiration s'arrête presque complètement et il peut s'écouler plusieurs minutes entre deux respirations. Le réveil définitif se fait au printemps, vers les mois de mars ou d'avril, quelles que soient les conditions climatiques. À la fin de l'hibernation, les hérissons ont perdu alors 30 % de leur poids.

En été, lorsque les températures augmentent, que les précipitations se font rares et que l'oxygène se raréfie dans les étangs, les marais et les lacs, nous observons parfois une grande mortalité d'oiseaux d'eau (canards, grèbes…). En cause: le botulisme. C'est une intoxication alimentaire à la toxine botulique produite par la bactérie Clostridium botulinum. La maladie se propage notamment via l’alimentation. Les oiseaux intoxiqués sont partiellement paralysés ou ont du mal à se mouvoir puis, meurent rapidement.

Que faire?

  1. Contactez SOS pollution au 070/23.30.01

Les oiseaux morts et les asticots qui grouillent dans les carcasses vont contaminer les autres oiseaux et animaux. Un seul asticot peut provoquer la mort d’un canard colvert. Il faut donc éliminer les carcasses mais éviter de les toucher vous-même! Contactez SOS pollution (070/23.30.01) qui enverra des agents compétents qui les déplaceront pour les incinérer.

  1. Contactez un centre de revalidation

Lorsqu'ils sont encore vivants, les canards doivent être évacués rapidement vers des centres de revalidation où ils recevront des soins adaptés.

  1. Agissez dans votre mare

Oxygénez l’eau grâce à des pompes ou des fontaines car la bactérie se développe dans un milieu sans oxygène.

Limitez la pollution du plan d’eau (phosphates, nitrates, matières organiques…) qui favorise le développement de la bactérie. Pour cela, évitez de mettre de l’engrais à proximité du plan d’eau, entretenez-le, évitez de placer votre compost trop près de votre mare, évitez de jeter du pain aux canards...

Que l’oiseau soit mort, vivant, qu’il s’agisse d’une espèce commune ou rare, transmettez l’information reprise sur la bague! Ces informations seront très utiles pour les études ornithologiques.  

En pratique: remplissez le formulaire sur le site Euring. Vous pouvez aussi rédiger un mail ou un lettre au Centre Belge de Baguage avec les informations suivantes : 1. toutes les inscriptions gravées sur la bague, 2. l'espèce de l'oiseau (ou une photo), 3. le lieu et 4. la date de la découverte, 5. les circonstances de la découverte et ainsi que 6. vos coordonnées. Pour les circonstances de la découverte, vous pouvez proposer la cause: l'oiseau est mort, il a heurté une vitre, il est reparti sein et sauf, il a été victime de la route, ... Attention, seules les bagues 

Un fois ces informations notées, laissez repartir l’oiseau. S’il est blessé, contactez un centre de revalidation avant de l'y emmener (les centres sont équipés différemment et ne soignent pas tous les mêmes animaux). Si l’oiseau est mort: enlevez la bague en l'ouvrant à l'aide d'une pince (ou en coupant la patte), fixez-la avec un morceau d'adhésif à la feuille d’information que vous aurez rédigée en evoyez le tout au Centre Belge de Baguage (IRSNB, 29 rue Vautier, 1000 Bruxelles) par la poste. Cette procédure de renvoi de la bague est très importante : elle permet de vérifier définitivement le code de la bague tout en évitant que celle-ci ne soit replacée sur un autre oiseau - cela est déjà arrivé, avec les risques de confusion que l'on imagine !

Si vous trouvez une chauve-souris chez vous ou ailleurs, sachez qu’il faut toujours les manipuler avec des gants. Comme tout animal sauvage effrayé, les chauves-souris peuvent mordre.

  1. Est-ce un jeune ?

Si elle a la peau rose, que ses ailes ne sont pas encore bien formées et que vous l’avez trouvée entre juin et septembre : c’est probablement un jeune. Elle a peu de chance de survie. Essayez de la raccrocher au plafond d’où elle est tombée.

  1. Est-ce un adulte ?

Même si elle est toute petite, une chauve-souris toute poilue, foncée, avec les ailes bien formées est un adulte.

Vérifiez ensuite si elle est blessée.

  • Si elle n’a pas l’air blessée et qu’on est en été, placez-la dans une boîte en carton (avec une éponge mouillée comme abreuvoir) dans un endroit frais, à l’abri des chats. Relâchez-la le soir venu. Pour cela, placez-la sur une surface plate comme une table.
  • Si la chauve-souris est blessée ou qu’on est en hiver, amenez-la rapidement au centre de revalidation pour chauves-souris (CREAVES-Bertrix) ou dans un autre centre de revalidation. En effet, il est difficile de la nourrir vous-même, mieux vaut l’adresser à un spécialiste. Attention, contactez le centre avant d’amener l’animal pour vérifier qu’ils sont capables de s’en occuper.

Si la question est différente ou que le cas semble plus compliqué, contactez le service SOS chauves-souris.

J’ai des chauves-souris dans ma maison, que faire ? Pourquoi sont-elles dans ma maison et pourquoi je ne dois pas les déranger?

  • Ne les dérangez pas! Elles risqueraient de mourir et de toute façon, c'est interdit car elles sont protégées.
  • Apprenez à les connaître sur le site Plecotus pour ne plus les craindre.
  • Si vous rencontrez des problèmes, contactez le service SOS chauves-souris.

Pourquoi sont-elles dans ma maison?

Les chauves-souris, essentiellement les pipistrelles, ne craignent pas les hommes et n'hésitent pas à élire domicile dans les recoins inhabités des maisons (sous-toiture, grenier,...) durant la bonne saison.

Pourquoi je ne dois pas les déranger?

Si vous les dérangez lors de leur hibernation en hiver, l'issue sera fatale pour elles! De plus, actuellement, une vingtaine d'espèces de chauves-souris a été recensée dans notre pays. Malheureusement, elles sont presque toutes menacées d'extinction. C'est pourquoi, dans les années '80, des mesures légales ont été prises pour les protéger. Il est, entre autre, interdit de perturber intentionnellement ces mammifères volants.

Selon le moment de l’année, il pourrait y avoir plusieurs explications :

En hiver, les amphibiens hibernent dans le fond des étangs. Si il a gelé, ils ont peut-être manqué d’oxygène et sont morts dans le fond. Voici quelques conseils:

  • Placez des dispositifs anti-gel pour les mares dans certaines jardineries.
  • Faites un trou dans la couche de gel grâce à une casserole d’eau chaude pour permettre l’oxygénation
  • Ne versez jamais de produits, de sel dans la mare et ne versez jamais d’eau chaude directement dans l'eau. Evitez aussi le brise glace qui risque de trouer votre bâche.
  • Si les mortalités sont fortes, remplacez l’eau de votre étang avec de l’eau de pluie après l’avoir nettoyé des matières organiques (vase, feuilles mortes, …)

Au printemps, les amphibiens trouvés dans l’étang ou à proximité sont peut-être morts d’épuisement à la suite de la période de reproduction. A proximité de l’étang, ils ont peut-être été victime de prédateurs (chats, renards, …).

En été,

  • Si ils sont morts hors de la mare, ils peuvent être victime de déshydratation. Fournissez-leur de l’ombre: plantes et abris (bûche, pot retourné, ...) autour du plan d’eau.
  • Si ils sont morts dans la mare, ils se sont peut-être noyés ne sachant pas sortir de l’eau (contrairement aux têtards, les grenouilles n’ont plus de branchies pour respirer sous l’eau). Vous pouvez leur fournir une berge plus naturelle en posant par exemple, des graviers sur les bords.

Les centres de revalidation sont les établissements habilités à soigner les animaux sauvages blessés. Ils ont l'autorisation légale de maintenir temporairement en captivité des espèces protégées et disposent de toutes les infrastructures modernes pour soigner la plupart des espèces animales. Cependant, appelez-les toujours avant de leur amener des animaux au cas où ils n’auraient pas le matériel nécessaire pour soigner l'animal que vous avez trouvé (ils sont parfois spécialisés dans certaines espèces). Ils vous réorienteront.

Pour trouver la liste des centres de revalidation proches de chez vous, consultez le site de la LRBPO qui reprend la trentaine des centres de Belgique. 

Natagora a aussi mis en place 2 centres:

  • Ferme de Temploux : Chaussée de Nivelles, 343 - 5020 Temploux - 0477/70 98 03
  • Virelles-Nature : Rue du Lac, 42 - 6461 Virelles - 0476/94 22 25

Si vous trouvez un martinet au sol, vérifiez d’abord si les ailes sont plus longues que la queue : si elles sont plus courtes, il s’agit d’un jeune incapable de voler, il vous faut alors l’apporter sans attendre dans un centre de revalidation .

Si les ailes sont plus longues que la queue, il s’agit d’un adulte. Ne tentez surtout pas de le projeter en l’air ou de le jeter depuis une hauteur ! Essayez d’abord de vous placer dans un endroit bien dégagé et posez-le sur votre paume ouverte, le bras tendu vers l’avant. S’il ne part pas spontanément, c’est qu’il est malade ou blessé, vous devez l’apporter à un centre de revalidation.

Si vous ne pouvez pas l’apporter très rapidement dans un tel centre spécialisé, ne tentez pas de le soigner n’importe comment ! En attendant, consultez la page de la Société allemande de sauvegarde du martinet.

Les couleurs des grenouilles communes peuvent varier fortement: vert, brun, orange, rouge, crème,... Ne vous étonnez donc pas de rencontrer des amphibiens aux couleurs surprenantes. Pour être sûr qu’il s’agisse bien d’une grenouille rousse, l'espèce la plus commune, vous devriez observer une tache foncée sur la tempe, juste derrière l’œil. Pour découvrir les autres grenouilles et crapauds de chez nous, consultez le site de notre groupe de travail Raînne.

  • Si c’est juste une blessure légère, le mieux est de déplacer l’animal vers un endroit protégé du jardin: sous des plantes, au milieu de débris de jardin (branches, feuilles, etc.)... Laissez-le ensuite se rétablir de lui même.
  • Si l’animal est gravement blessé, contactez un centre de revalidation.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une chauve-souris peut être trouvée au sol. Elle peut, par exemple, être déshydratée ou avoir été blessée par un chat. Les chauves-souris ne sont pas spontanément agressives. Mais, comme pour tout animal sauvage, il vaut toujours mieux porter des gants pour les manipuler, elle pourrait mordre comme tout animal blessé.

De plus, un petit nombre de chauves-souris est susceptible d’être porteur du « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard). Le fait de porter des gants évite au manipulateur un risque potentiel à ce sujet. Les chauves-souris ne transmettent pas d’autres maladies susceptibles d’affecter les personnes. Si vous êtes mordu ou griffé par une chauve-souris, il est conseillé de contacter le plus vite possible l’Institut scientifique de santé publique à Bruxelles, pour évaluer si un traitement prophylactique contre la maladie de la rage s’avère nécessaire.

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