Problèmes de cohabitation avec certaines espèces

On parle d’une espèce invasive (ou espèce exotique envahissante) quand elle est introduite par l’homme dans un milieu, qu’elle s’y acclimate, qu’elle s’y reproduit et qu’elle s’y disperse de manière importante.

L’introduction d’une espèce invasive dans un milieu peut avoir un effet dramatique. Par exemple, l’introduction du lapin en Australie a rapidement mené à l’extinction de plusieurs espèces de marsupiaux (par compétition). Elle a aussi eu un coût économique énorme : les agriculteurs ont dû protéger leurs cultures par des barrières, organiser des campagnes de destructions…

En fait, nous sommes les premiers responsables de la progression des corvidés, car nous leur fournissons volontairement ou non une quantité énorme de nourriture.

Une des préoccupations d'Aves-Natagora est de sensibiliser le public pour que le nourrissage soit orienté plus exclusivement vers les petits passereaux (utilisation de mangeoires à petites ouvertures, suppression de la distribution de pain...).

Il est possible de rendre les bâtiments moins accueillants pour les pigeons : par exemple, on peut disposer des fils en acier inoxydable ou des picots de fer sur les corniches. Une autre possibilité est de fermer les cavités où les pigeons s’insèrent. Attention, lorsque vous fermez une cavité, n’oubliez pas de permettre aux autres espèces d’y avoir accès (oiseaux, chauves-souris…).

D'une manière plus générale, il faut éviter de nourrir les pigeons ! Cette nourriture en excès provoque des explosions des populations de pigeons… et de rats ! Si vous les nourrissez car vous aimez les observer, dirigez-vous vers l’observation, tout aussi passionnante, des autres oiseaux des villes (martinets, mouettes, faucons, verdier…).

Enfin, l’euthanasie n’est pas une bonne solution car elle est très coûteuse. Il a fallu débourser plusieurs centaines de milliers de francs pour tuer 1300 pigeons en 1996 à Liège ! De plus, c’est une solution peu éthique et peu populaire.

Le renard roux passe pour un invétéré mangeur de poules et de lièvres. Or, l’essentiel de sa nourriture est constitué de rongeurs comme les rates et les souris. Il est donc utile aux jardiniers comme aux agriculteurs. Cependant, il se rabat parfois sur des proies plus faciles comme les poules. Voici quelques idées pour protéger votre poulailler: 

  1. Placez une vieille radio dans le poulailler de la tombée du jour jusqu’au matin. Les renards n’aiment pas la musique, même si le volume sonore est bas.
  2. Placez les crottes de votre chien (ou de votre chat) à proximité du poulailler et renouvelez-les régulièrement pour que l’odeur persiste. Les renards qui la sentiront fuiront ce territoire de chasse qu’ils croiront occupé par un autre prédateur (votre chien, votre chat).
  3. Aménagez une basse cour anti-renards.  

Comment aménager une basse cour anti-renards?

  • N’installez pas votre basse cour à proximité immédiate des arbres et installez la clôture de celle-ci du côté extérieur des piquets. Les fouines pourraient grimper sur les arbres et les piquets. 
  • Placez une clôture de minimum 130 cm de hauteur.
  • Pliez la partie supérieure du grillage vers l’extérieur (environ 30° d’angle)
  • Choisissez un grillage de 3-4cm ou moins pour éviter les fouines, les hermines, les belettes.
  • Placez des dalles de 40 cm autour de la clôture pour éviter que les renards ne creusent des tunnels.
  • Placez vos dortoirs à 30cm de hauteur pour éviter que des rongeurs se développent dedans et attirent les prédateurs.

 Extrait de la revue l'Homme et l'Oiseau , juillet-août-septembre 2001 – n° 3. 
Avec l'aimable autorisation de la Ligue royale belge pour la Protection des oiseaux.

Le phénomène d’agrégation des coccinelles se reproduit chaque année début octobre. Dans 95 % des cas, il s’agit de coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis). Il ne s'agit pas d'une espèce de chez nous : elle a été importée il y a quelques années dans un but de lutte biologique. Elle était notamment commercialisée auprès de particuliers pour la lutte contre les pucerons dans leur jardin. Cette coccinelle a pour habitude de s'agréger à l'intérieur des maisons à l'automne : elles sont à la recherche d'un gîte pour passer l'hiver à l'abri du gel. Durant les années 2000, elle s’est progressivement répandue sur tout le territoire belge.

Dans certaines conditions de lumière, une vitre se transforme en miroir. Dans un miroir, l'oiseau voit un autre oiseau sur son territoire. En période de nidification (printemps), c'est particulièrement intolérable pour l’oiseau qui attaque alors son reflet.

Il faut donc retirer l'effet miroir de vos carreaux.

Une solution infaillible est de condamner la fenêtre quelque temps (en disposant à l'extérieur un panneau pour la masquer). Il est aussi possible d’apposer des adhésifs de fenêtre (côté extérieur) qui laisseront tout de même passer la lumière.

Préventivement, vous pouvez apposer des autocollants représentant des silhouettes de rapaces sur vos fenêtres. Les oiseaux s’éloignent généralement de ces silhouettes de prédateurs.

Les concentrations d’oiseaux aux mangeoires attirent évidemment les prédateurs qui trouvent là une opportunité de chasser facilement, surtout s’il n’y a pas de buissons ou de haie servant de refuge à leurs proies. C’est le cas des éperviers, fréquemment rencontrés dans les jardins, même ceux des villes.

Pour limiter l’impact de la prédation par l’épervier, multipliez les points de nourrissage dans le jardin et plantez des buissons épineux (prunelliers, aubépines…) à proximité des mangeoires.

En cas d’attaques répétées, les petits passereaux peuvent quitter temporairement un site pour un autre. Ils reviendront lorsqu’ils se sentiront à nouveau en sécurité.

Les chauves-souris coexistent avec la population humaine depuis des siècles en Europe, sans que cela ne pose le moindre souci de santé publique. Les chauves-souris préfèrent éviter d’être en contact avec les humains.

La seule zoonose associée aux chauves-souris en Belgique est le « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard), qui ne se transmet que par morsure ou par griffure, ou par mise en contact de salive de chauve-souris avec une muqueuse. Dès lors, il n’y a aucun risque si vous ne touchez pas les chauves-souris. Si vous deviez néanmoins manipuler une chauve-souris (trouvée au sol ou blessée), portez des gants pour vous protéger de tout risque potentiel.

Il n’y a aucun cas recensé en Belgique de contamination d’un animal de compagnie par une chauve-souris. Toutefois, deux cas de transmission au chat ont été observés en France. Les chauves-souris sont farouches et évitent les contacts avec les humains ou leurs animaux de compagnie. Les seuls moments au cours desquels les chauves-souris sont susceptibles d’entrer en contact avec un animal de compagnie sont le crépuscule et l’aube, lorsqu’elles quittent ou rentrent dans leur gîte et peuvent éventuellement voler près du sol (et donc être plus facilement attrapées). Il est toujours recommandable de réduire les contacts avec les chauves-souris, comme avec tout animal sauvage.

Un petit nombre de chauves-souris est susceptible d’être porteur du « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard). Il n’y a pas d’autres maladies transmissibles à l’humain (zoonose) ou aux animaux de compagnie connues liées aux chauves-souris en Belgique. Si vous avez d'autres questions sur les chauves-souris et leurs maladies, consultez le site de Plecotus

La seule zoonose associée aux chauves-souris en Belgique est le "European Bat Lyssavirus", un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard). Une surveillance de ce virus est effectuée par l’Institut scientifique de santé publique. Deux cas ont été observés en Belgique. Il est cependant probable que ce virus soit présent dans un faible nombre de chauves-souris puisqu’il a été trouvé occasionnellement dans un petit nombre de chauves-souris en France, aux Pays-Bas et au Grand-Duché de Luxembourg. Il n’y a aucun risque si vous ne manipulez pas les chauves-souris, il faut en effet les toucher à mains nues pour qu’un risque de transmission existe. Notons par ailleurs que jusqu’à présent, aucune Pipistrelle commune (l’espèce de loin la plus courante en Belgique) n’a été déclarée porteuse du virus de la rage en Europe.

Les pigeons peuvent être des vecteurs de maladies et certaines de ces maladies sont directement transmissibles à l’homme (ornithose, salmonellose, rarement tuberculose). Il faut donc évidemment se parer contre ces risques mais sans les exagérer : les règles élémentaires d’hygiène suffisent (éviter les contacts directs avec les oiseaux et leurs fientes et, s’ils sont inévitables, se laver les mains avant de les porter à la bouche).
 

L'ortie est souvent perçue comme le type même de la «mauvaise herbe» qui envahit les terrains où l'homme s'installe. Mais c’est une «mauvaise herbe» qui présente aussi plus d’un intérêt:

  • Le purin d’orties est très utile pour le jardinage, on peut s’en servir contre les pucerons, comme engrais, …
  • L’ortie est aussi utilisée en phytothérapie: les feuilles ont un effet diurétique et hémostatique en infusion et sa richesse en fer en fait un remède efficace contre l'anémie.
  • On peut aussi la cuisiner et par exemple, faire de la soupe avec les jeunes plants.
  • C’est une plante intéressante pour les jardins sauvages! Sur les touffes du jardin, on peut observer des coccinelles qui viennent y pondre leurs œufs qui donneront des larves qui sont des prédateurs de pucerons. Il y a également une dizaine d’espèces de papillons comme la petite-tortue ou le vulcain dont les chenilles ne vivent que sur l’ortie !

Enfin, pour ne pas se faire piquer par ses poils urticants qui contiennent de l’acide formique, il faut savoir qu'ils sont situés vers les extrémités de la plante.  

La fouine s'installe très volontiers dans les greniers et l'isolation de nos habitations, que ce soit à la campagne ou en ville. Sa présence peut occasionner des désagréments : bruits nocturnes, odeurs d’urine, destruction de l’isolation (laine de verre, laine de roche, polystyrène…).

Rappelons que la fouine rend des services par sa seule présence comme celui de manger les rats et les souris. De plus, l'utilisation des poisons est interdite et néfaste à l'environnement. Alors, autant ne pas la détruire et essayer de l’éloigner de chez vous de manière douce… Voici quelques propositions: 

  • Grillager toutes les ouvertures (manchons grillagés à fine maille) par lesquelles elle pourrait s’introduire. Veiller à ne pas emprisonner la fouine à l'intérieur !

  • Installer une source lumineuse « permanente » et une source de bruit (radio) dans le volume occupé par la fouine (grenier). Il est aussi possible d’utiliser un émetteur à ultrasons mais ce dispositif gènera également vos animaux de compagnie.

  • Des répulsifs olfactifs peuvent être utilisés aux entrées. Dans la littérature, les produits suivants sont cités : naphtaline, carbolineum, parfums ou des produits répulsifs (contre les chats, chiens et autres carnivores) que l’on trouve dans les drogueries. Mais attention à la grande toxicité de certains de ces produits pour l'homme et en particulier pour les enfants ! Voilà pourquoi, nous préconisons plutôt les deux solutions précédentes.

Vous pourriez penser avoir trop d’œufs ou de têtards dans votre plan d’eau. Une situation cependant tout à fait normal. Si les amphibiens pondent autant d’œufs, c’est parce qu’en réalité peu d’entre eux survivent ! En effet, en moyenne, seuls quelques pourcents des œufs pondus sortiront de la mare sous forme de jeunes grenouilles ou de jeunes crapauds. Et seules quelques-uns de ces jeunes parviendront à l’état adulte.

De plus, les œufs et têtards occupent un place importante dans la chaîne alimentaire. Mieux vaut donc ne pas intervenir.

Pour finir, le plan d'eau ne peut supporter qu’un certain nombre d’êtres vivants, il va donc s’auto-équilibrer.

Pas du tout ! Voir des chauves-souris autour de vous est un bon signe puisque les chauves-souris sont indicatrices d’un environnement sain. Les chauves-souris ont besoin de gîtes, d’eau propre pour boire, et de beaucoup d’insectes à manger ; dès lors, l’observation de chauves-souris indique que vous habitez dans un endroit propice à une belle part de vie sauvage.

La seule zoonose associée aux chauves-souris en Belgique est le « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard), qui ne se transmet que par morsure ou par griffure, ou par mise en contact de salive de chauve-souris avec une muqueuse. Dès lors, il n’y a aucun risque si vous ne touchez pas les chauves-souris. Si vous deviez néanmoins manipuler une chauve-souris (trouvée au sol ou blessée), portez des gants pour vous protéger de tout risque potentiel.

Plecotus, le groupe de travail « chauves-souris » de Natagora, a mis sur pied un programme d'information et d'aide aux personnes confrontées à des chauves-souris chez elles : le Réseau S.O.S. Chauves-souris. Dans le cadre de cette opération, les propriétaires confrontés à ce problème nous contactent par mail ou téléphone et nous essayons de trouver la solution la plus adéquate à leur problème. Lorsqu'une intervention téléphonique n'est pas suffisante pour régler le problème, l'un des membres de notre réseau peut se rendre directement sur place pour évaluer la situation et en cas de besoin, réaliser un aménagement.

Vous avez constaté que les chauves-souris signent leur présence de leurs excréments noirâtres. Le plus souvent, quelques coups de balai suffisent à régler le problème. Par contre, si les déjections sont relativement abondantes et que vous possédez des fleurs ou un potager, récupérez-les : c'est un engrais d'excellente qualité, riche en azote, parfaitement écologique et gratuit. Et n'oubliez pas que les chauves-souris vous débarrasseront des insectes friands de végétaux.

Il vous arrive également de voir vos murs et/ou vitres situés sous le point d'envol des chauves-souris parfois maculés de taches peu agréables. Pour y remédier, il vous suffit de placer une planchette à l'endroit où elles atterrissent et décollent afin d'éviter que leurs projectiles n'aillent s'écraser plus bas.

Si vous devez absolument déplacer une chauve-souris, sachez qu’elles sont protégées et qu’il est entre autres interdit de les perturber intentionnellement. De plus, ce sont des animaux sauvages qui peuvent mordre s'ils se sentent en danger. Il est donc préférable de porter des gants épais lorsque vous manipulez ces animaux. Si vous rencontrez des problèmes, contactez le service SOS chauves-souris.

Il n’y a pas de coronavirus zoonotique (transmissible à l’humain) connus liés aux chauves-souris en Belgique.

Les coronavirus (ou Coronaviridae) constituent une large famille de virus. Cette famille, bien qu’elle comporte un petit nombre de virus responsables d’insuffisances respiratoires ou rénales aiguës – fort médiatisés –, inclut un nombre énorme de virus inoffensifs en termes de santé publique. Les coronavirus spécifiquement humains sont notamment à l’origine de rhumes. En fait, les humains – au même titre que les animaux ou les chauves-souris, sont associés à une large gamme de virus totalement inoffensifs.

Le SRAS (Severe Acute respiratory Syndrome) et le MERS (Middle Eastern Respiratory Syndrome) ont été identifiés en Asie et au Moyen-Orient. Dans un premier temps, le réservoir naturel de ces coronavirus a été présumé être constitué des chauves-souris. Suite à de récentes recherches, il s’avère que les chameaux et les dromadaires constituent le réservoir du MERS coronavirus et sont la source des infections humaines au Moyen-Orient.

Récemment, l’Institut scientifique de santé publique n’a pas pu démontrer la présence de coronavirus (y-inclus MERS) dans les chauves-souris en Belgique. Bien qu’il soit probable que certaines espèces de chauves-souris portent des coronavirus en Belgique, ceux-ci sont inoffensifs pour l’humain.

Si vous avez d'autres questions sur les chauves-souris et leurs maladies, consultez le site de Plecotus.

Le genre Ebolavirus est l’un des trois appartenant à la famille des filovirus (Filoviridae). Les médias ont rapportés des flambées épidémiques en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.

Des chauves-souris frugivores, de la famille des ptéropidés, sont les hôtes naturels du virus Ebola. Le virus se transmet à l’homme après manipulation ou consommation de chauve-souris ou d’autres animaux sauvages, et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

Il n’y a pas d’Ebolavirus connus en Belgique. Il n’y a en outre aucune chauve-souris de la famille des Ptéropodidae en Belgique. Dès lors, il n’y a aucun risque de contracter cette maladie en Belgique.

Si vous avez d'autres questions sur les chauves-souris et leurs maladies, consultez le site de Plecotus.

Il n’y a pas grand-chose qui peut être fait pour protéger les amphibiens de leurs nombreux prédateurs. C'est certainement très gratifiant d'avoir une mare «naturelle» dans son jardin pour le rendre plus accueillant pour la biodiversité. Si un héron vient croquer grenouilles et tritons... c'est peut-être décevant mais c'est naturel.

Les grenouilles jouent un rôle important dans la chaîne alimentaire, et il est préférable de ne pas intervenir vis-à-vis des animaux sauvages. Vous pouvez éventuellement, en prévention, réduire l’accès du jardin/étang à certains prédateurs comme les hérons, en plaçant des grillages, des fils, ...

Le hanneton est un scarabée de couleur brun marron long de 2 à 3 cm. Depuis les premiers jours de mai, à certains endroits, on en voit des dizaines d’adultes sortir de terre et s’envoler. Ces adultes ne vivent que quelques semaine pour se reproduire. La plus grande partie du cycle de l’insecte se passe sous forme de larves qui vivent 3 à 4 ans sous terre avant de se métamorphoser en adulte. Ces larves, les fameux “vers blancs”, sont bien connues des jardiniers.

Autrefois, les hannetons étaient beaucoup plus nombreux et ils étaient combattus pour les dégâts qu’ils provoquent aux cultures. Ils se nourrissent en effet de racines, de fleurs et de fruits. Il y a quelques dizaines d'années on envoyait les enfants des écoles ramasser des milliers de hannetons dans les cultures et les vergers. On appelait ça le hannetonnage. Alors qu’ils avaient quasiment disparus à cause des insecticides, on les voit à nouveau voler en petit nombre dans les jardins ou autour des lampadaires le soir. C’est une aubaine pour les chauves-souris et certaines espèces de chouettes qui s’en nourrissent. Vu leur rareté, les dégâts aux cultures sont très limités et il n’est donc pas nécessaire d’utiliser d’insecticides.

En fait, la corneille voit son reflet dans la vitre et prend son reflet pour une autre corneille. Cette espèce est très territoriale et ne supporte pas que l’oiseau imaginaire ne s’éloigne pas malgré ses menaces et ses cris. L'arrachage des joints, voire la destruction des châssis, est un comportement de substitution à l'agressivité de l'oiseau…

Il faut donc retirer l'effet miroir de vos carreaux.

Une solution infaillible est de condamner la fenêtre quelque temps (en disposant à l'extérieur un panneau pour la masquer). Il est aussi possible d’apposer des adhésifs de fenêtre (côté extérieur) qui laisseront tout de même passer la lumière.

Lorsque l’on rencontre un petit rapace dans les jardins, même en ville, c’est souvent un épervier. Depuis sa protection dans les années 1970, la population est en augmentation. D'après l'Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie, il y aurait 2.700 couples en Wallonie. Ce nombre est à comparer avec les 150.000 couples de mésanges charbonnières, les 206.000 couples de merles, les 180.000 couples de moineaux domestiques... Ces passereaux élèvent de l'ordre d'une dizaine de jeunes par an (contre 2-4 pour l'épervier).

Classiquement, il y a donc nettement plus de proies que de prédateurs.  Depuis toujours, les éperviers chassent les petits oiseaux (de la mésange au pigeon) et il n’y a jamais eu de disparition de ces oiseaux suite à la prédation par l’épervier, sinon les prédateurs disparaîtraient également.  Le déclin de certaines espèces est surtout dû à d’autres causes (disparition de l’habitat, dérangement, prédation par les chats, collisions avec les fenêtres ou le trafic routier, pesticides, etc.).

Il vous suffit de disperser la nourriture dans le jardin et surtout, de présenter:

  • la nourriture de diverses manières (au sol, suspendue, mangeoire trémie…)
  • différents types de nourriture (déchets de table, graines de tournesol, graisse…)

Cette manière de faire réduit fortement la compétition entre les différentes espèces qui viennent chercher leur pitance dans le jardin. ​​​​​​

Remarquez que les pies – tout comme les autres corvidés – sont des oiseaux remarquables, présentant des comportements sociaux et familiaux tout à fait passionnants à observer…

Le régime alimentaire de la pie dans la « nature » est celui de prédateur opportuniste et il est vrai qu’elle consomme des oeufs et des jeunes oiseaux. Mais la pie ne prélève généralement des oeufs ou des oisillons que pour nourrir sa propre nichée. Elle n’en a qu’une seule par an, alors que merles, hirondelles, moineaux... en mènent deux ou trois. Une seule de ces 2-3 nichées est donc prélevée par la pie et par an. Des études ont montré que la pie n’est pas responsable de la raréfaction des petits oiseaux.

D’autre part, les humains ont introduit dans leur environnement un prédateur bien plus dangereux, qui tue souvent sans nécessité alimentaire : le chat. Dans les zones urbaines ou suburbaines, un territoire de pie peut compter de 10 à 30 chats ! Leur impact sur les populations d’oiseaux, aussi bien jeunes qu’adultes, est considérable et la présence de nombreux chats crée bien souvent des «déserts» ornithologiques…notamment dans les jardins. 

Remarquez que les pies – tout comme les autres corvidés – sont des oiseaux remarquables, présentant des comportements sociaux et familiaux tout à fait passionnants à observer…

En défrichant les forêts, en favorisant les milieux ouverts, nos habitudes urbanistiques créent de nombreux milieux favorables à la pie. Si les populations de pies sont actuellement en bonne santé, elles le doivent en partie à leur protection légale mais surtout à l’évolution des paysages au cours des dernières décennies: l'urbanisation favorise l'alternance entre milieux ouverts et boisés.

Il faut également signaler que les pies sont d'infatigables bâtisseurs qui construisent nombre de nids complets ou ébauches de nids. Cette prolifération de constructions, parfois une dizaine par territoire, donne souvent une fausse impression d'abondance de la pie. De nombreuses personnes imaginent alors que chaque nid est occupé par un couple de pies.

Dernier détail, les pies peuvent constituer en hiver des dortoirs rassemblant parfois plus de cent individus. Ces rassemblements bruyants peuvent être effrayants mais ne sont que temporaires.

Remarquez que les pies – tout comme les autres corvidés – sont des oiseaux remarquables, présentant des comportements sociaux et familiaux tout à fait passionnants à observer…

Ne vous inquiétez pas, normalement, les populations de grenouilles et de crapauds persisteront, la nature est bien faite! En effet, les têtards occupent une place essentielle dans la chaîne alimentaire de la mare, c’est l’une des raisons pour lesquelles les amphibiens pondent autant d’œufs. Il est peu probable que l’ensemble de la population de grenouilles ou de crapauds ne s’éteigne même si de nombreux tritons sont présents. Avec le temps, les choses doivent normalement s’équilibrer.

Vous pouvez quand même augmenter les abris où les têtards peuvent se cacher : pierres, fissures, briques, et plantes aquatiques. Vous trouverez une liste de plantes qui pourraient convenir à votre plan d'eau dans la fiche technique “les plantes de la mare”(pdf fr/nl).

Les œufs et têtards occupent une place vitale dans la chaîne alimentaire d’un étang, d’une mare. C’est pour cette raison que les amphibiens pondent autant d’œufs. Seule une toute petite partie des têtards atteignent le stade « jeune grenouille ». C’est tout à fait naturel ! Les populations d’amphibiens fluctuent naturellement, si bien qu’il y aura toujours des mauvaises années et des bonnes années pour les amphibiens de votre bassin.

Vous pouvez quand même augmenter les abris où les têtards peuvent se cacher : pierres, fissures, briques, et plantes aquatiques. Vous trouverez une liste de plantes qui pourraient convenir à votre mare, votre étang dans la fiche technique “les plantes de la mare”(pdf fr/nl).

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Que faire? 

  • Ne vous inquiétez pas, ce n’est que transitoire!
  • Ne les déplacez pas, vous pourriez aussi déplacer des maladies et des plantes invasives.
  • Si les amphibiens sont dans votre pelouse, reportez la tonte. 

Pourquoi sont-ils si nombreux? Les populations d’amphibiens peuvent fluctuer très fort d’une année à une autre. A la sortie de l’hiver, les adultes se réunissent dans un point d’eau pour se reproduire. Ils n’y restent pas plus de quelques semaines, puis ils se dispersent à une distance pouvant atteindre plusieurs kilomètres. En été, les jeunes grenouilles et crapauds (de petite taille) se retrouvent souvent dans les pelouses en grand nombre puis se dispersent également.

Que faire? 

  • Ne vous inquiétez pas, ce n’est que transitoire!
  • Evitez de tondre lorsqu’il fait humide.
  • Reportez votre tonte à plus tard lorsqu’il y en a beaucoup.

Pourquoi sont-ils si nombreux? C'est assez normal d'observer de grandes quantités de petits amphibiens pendant l’été proximité de sites de reproduction car c'est le moment où les jeunes animaux quittent le milieu aquatique pour se disperser dans les milieux terrestres où ils vont grandir jusqu'à ce qu'ils aient l'âge de reproduire à leur tour. De telles concentrations ne durent souvent que quelques semaines, mais quelques animaux occuperont probablement votre jardin toute l'année.

Les pigeons des villes appartiennent à l’espèce des pigeons de biset (Columba livia), tout comme les pigeons domestiques. Les ancêtres des pigeons des villes vivaient dans les anfractuosités des falaises, des milieux assez rares. Le développement des agglomérations a provoqué l’apparition de nombreuses falaises artificielles: les bâtiments. Le nombre des nouveaux abris qu’ils ont trouvé dans les villes a provoqué une explosion des populations, tout comme leur nourrissage par la population.

La grenouille rieuse est une espèce invasive pour laquelle la situation est maintenant hors de contrôle. Si vous souhaitez réduire les nuisances sonores de cette espèce, le plus simple et le plus efficace à moyen terme est d'installer un puissant jet d'eau (voire plusieurs selon la taille du plan d'eau) qui brasse la surface de l'étang. Dans ce cas elles vont généralement chercher un autre point d'eau pour se reproduire. Comme pour toutes les espèces rencontrées chez nous, la loi interdit de les déplacer.

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