Autres questions

Parfois, le déclenchement de la métamorphose et le passage à l’état adulte est retardé. Les juvéniles passent alors l’hiver sous forme de larves. C'est chez les tritons que ce phénomène est le plus fréquent, mais on l'observe aussi chez d'autres espèces : Grenouille verte, Alyte... Dans de nombreux cas, les larves continueront leur développement puis sortiront de l’étang au printemps suivant.

Faux : un martinet en bonne santé est parfaitement capable de s’envoler du sol, même s’il s’agit d’un jeune qui n’a jamais volé de sa vie. Il faut néanmoins un espace bien dégagé devant lui.

 

Vrai : il fait presque tout en vol, oui, et ce, dès le « baptême de l’air » du jeune martinet : manger, boire, s’accoupler, dormir, se toiletter, glaner les matériaux pour le nid… excepté pondre, couver les œufs et élever les jeunes, naturellement !

 

Vrai : le martinet est génétiquement très éloigné des hirondelles : tandis que ces dernières sont des passereaux, le martinet appartient à la famille des Apodidae, (non passereaux). Ses plus proches « parents » sont en fait les… colibris ! En Belgique, l’oiseau génétiquement le plus proche est l’Engoulevent d’Europe.

Au niveau anatomique, il se distingue des hirondelles par son plumage uniformément sombre (vu du sol), son corps en forme de cigare et ses ailes en faucille ; son envergure est nettement plus grande, il est aussi deux fois plus lourd et vit beaucoup plus longtemps.

Son comportement diffère également de celui des hirondelles : présent (en moyenne) deux fois moins longtemps dans notre pays, il chasse plus haut et parfois beaucoup plus loin, son vol est moins papillonnant, alternant les vols battus et planés, et plus rapide ; de plus, il ne se pose quasiment jamais (il dort et s’accouple même en vol !),...

Lorsque les conditions météorologiques sont particulièrement défavorables, les adultes peuvent entrer en léthargie pendant 2 jours (les oisillons au nid, jusqu’à 5 jours). Enfin, son nid est constitué non pas de boue mais de divers matériaux légers trouvés et cimentés de salive ; il est construit à l’intérieur de cavités sombres, généralement à plus de 5m de haut.

Oui, à Bruxelles, chez Mark & Elizabeth, membres du GT Martinets ! Vous pouvez vous connecter à la webcam via le blog « Martine(t) News ».

En fonction de la météo, il est parfois trop tôt pour que des animaux aient rejoint la mare pour pondre. Grenouilles et les crapauds émergent de leur hibernation si des conditions climatiques appropriées sont réunies, indépendamment de la date !

Un déclin de la population dans votre région ne peut être exclu, mais il faut savoir que les populations d’amphibiens fluctuent naturellement de façon très importante… Seule une analyse sur le long terme permet de tirer des conclusions définitives sur ce sujet.

Dans certains cas, les œufs ont déjà été pondus, mais ils peuvent, soit avoir été mangés par des prédateurs, soit avoir coulé au fond de la mare avant que vous n’ayez eu la chance de les observer.

Dans la plupart des cas, ce phénomène se produit lorsqu’il n’y a pas assez de lumière pénétrant dans l’étang. La lumière stimule la croissance des algues dont les têtards se nourrissent principalement. Ce phénomène est régulièrement observé pour le crapaud accoucheur ou la grenouille verte, dont la reproduction peut avoir lieu pendant l’été… Pour ces deux espèces, il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

La plupart des choses que l’on entend sont fausses. Tordons donc le cou à de vieux bobards qui circulent sur les chauves-souris:

  • Les chauves-souris ne se jettent pas sur les humains et ne s'accrochent jamais dans les cheveux. Elles ne sont d'ailleurs pas aveugles, comme certains le prétendent parfois. 
  • Elles ne rongent rien et ne détériorent aucunement les matériaux de construction. 
  • Nos chauves-souris ne boivent pas de sang. Les vampires existent, oui, mais uniquement en Amérique centrale et latine. Alors au placard les histoires d'horreur peuplées de chauves-souris.
  • Vos chauves-souris ne vont pas proliférer car elles n'ont, en général, qu'un seul petit par an ! 
  • Les chauves-souris ne font pas de nid, elles n'amènent donc aucun matériau dans votre maison.

Les chauves-souris ne sont pas des monstres ! C'est souvent l'ignorance qui est à l'origine de la destruction d'une espèce animale. N'hésitez pas à rassurer les gens chez qui ces légendes sont encore trop bien ancrées.

Les populations d’amphibiens fluctuent de façon très marquée d’année en année. S’il n’y a pas eu de modification importante de votre plan d’eau (par exemple, une introduction de poisson, une pollution de l’eau, ...) il n’y a en principe pas de quoi s’inquiéter.

Vous pourriez être tenté d’importer des œufs pour essayer d’aider les populations, mais c’est illégal et cela met en danger vos petits protégés : en déplaçant des œufs, vous pourriez accidentellement introduire des maladies ou des plantes invasives dans votre étang.

Si ce n’est pas le cas, vous pouvez réaliser des aménagements pour que votre jardin soit favorable aux amphibiens grâce aux conseils de notre groupe de travail Raînne.

Un étang de bonne qualité et accessible est colonisé naturellement par les amphibiens si aucune barrière physique n’empêche les animaux d’y accéder ; cela prend souvent plusieurs années pour qu’un étang soit colonisé. Ne soyez pas trop inquiets si vous n’êtes pas immédiatement inondés d’amphibiens !

Non. Beaucoup de résineux, dont l’épicéa qui est majoritairement planté en Ardenne, ne sont pas des espèces indigènes en Belgique. Anciennement, les forêts naturelles étaient composées soit de chênes, soit de hêtres en fonction de l’altitude avec localement d’autres associations végétales, mais les activités agropastorales ont fortement entamé la forêt primitive pour faire place à des landes, des prairies ou des cultures. Des changements importants dans l’économie agropastorale ont ensuite provoqué l’abandon des landes et de certaines prairies qui ont alors été convertie en plantations de résineux, plus rentables que celle des feuillus. Vous trouverez des informations sur les forêts indigènes dans la fiche de gestion du Réseau Nature.

Voici les deux raisons les plus courantes :

  • La mare est trop à l’ombre et manque de chaleur et de lumière pour assurer le développement des pontes.
  • Votre point d’eau est colonisé par de nombreux prédateurs (larves d’insectes, de tritons...). Normalement, avec le temps, les quantités de prédateurs et de proies (les oeufs) s’équilibreront comme dans tout système naturel.

Le martinet niche dans des cavités, généralement dans le haut des bâtiments (à minimum 5m de haut). Il s'y introduit par des trous et fissures parfois invisibles depuis le sol : fentes dans de vieilles corniches, trous d’aération, trous de boulin entrouverts, sous les tuiles de rive, dans des cavités « accidentelles » (au-dessus ou en-dessous de fenêtres par exemple),…
Un martinet nicheur entre dans sa cavité silencieusement à 60-70 km/h, ce qui lui permet de ne pas attirer l’attention d'un prédateur ou d'un humain! Ignorant sa présence, ce dernier risque, involontairement, de le murer vivant ou de détruire une nichée en menant des travaux de rénovation en pleine saison de nidification !

 

Il existe beaucoup d’informations erronées ou dépassées sur le martinet, tant sur internet que dans des publications imprimées. Voici donc quelques ressources fiables :

  • Le site internet le plus fiable et le plus complet est le site Commonswift.
  • La revue « La Hulotte » a publié 2 numéros assez complets sur le martinet (n° 78 et 79). Vous pouvez, entre autres, vous le procurer auprès de la librairie Aves ou les commander en ligne
  • L’ouvrage de référence en français le plus actualisé est « Martinet noir entre ciel et pierre » de Bernard Genton et Marcel Jacquat. ». Fruit d’une collaboration internationale, ce livre couvre, en détail, la biologie et l’éthologie de l’espèce, y compris les dernières découvertes concernant la migration, mais aussi l’Histoire, les aménagements possibles,… (Vous pouvez vous le procurer auprès du GT Martinets, qui en assure la diffusion pour la Belgique).
  • Vous trouverez les références complètes de ces publications, ainsi que d’autres liens fiables et utiles sur le martinet, sur le blog « Martine(t) News »: dans la bibliographie et dans les liens utiles.

 

"Mais pourquoi agir spécialement en faveur des martinets plutôt que de protéger d'autres espèces ?", vous demandera votre interlocuteur. L’argumentation ci-dessous a déjà fait ses preuves à de nombreuses reprises :

1. Il est fascinant et inspirant ! Le Martinet noir est un oiseau fascinant qui fait (presque) tout en vol : chasser, boire, dormir, s’accoupler, recueillir les matériaux pour le nid,… Son corps parfaitement aérodynamique autorise de véritables acrobaties aériennes et une vitesse parfois supérieure à 100 km/h (jusqu’à 220 km/h en piqué!). De plus, les cris stridents des martinets pré-nicheurs émis (principalement matin et soir) lors de folles sarabandes ou rondes sonores, symbolisent la période estivale. Bon nombre de cinéastes les utilisent d’ailleurs comme fond sonore dans leurs films pour suggérer l'été !

2. Il nous débarrasse d’insectes comme les moustiques ! Insectivore pur, il peut capturer jusqu’à 20.000 insectes par jour (abeilles et guêpes exceptées). Il joue donc un rôle régulateur important des populations d’insectes comme les moustiques et les mouches. 

3. Les rénovations des bâtiments le mettent en danger ! En Belgique, le martinet se reproduit exclusivement (à partir de l’âge de 3 ou 4 ans) dans des cavités situées dans le haut des bâtiments (généralement à au moins 5m de haut), accessibles par des fissures et trous parfois invisibles à l’œil nu depuis le sol. Il s’y introduit silencieusement à 70 km/h. Fidèle à vie à sa cavité de nidification, il migre chaque année jusqu’à 10.000 km pour s’y reproduire. Or, les travaux de rénovation et le mode de construction actuels entraînent la disparition des cavités qu’ils utilisent généralement. Et ce, dans toute l’Europe. Des interventions en leur faveur sont donc vitales ! Heureusement, des solutions (souvent simples et peu coûteuses existent).

4. Le protéger, protège aussi d’autres espèces! Et ces solutions ne servent pas qu’au martinet : ce dernier peut être considéré comme une « espèce parapluie », puisque la plupart des mesures favorables aux populations de martinets peuvent être favorables à d’autres espèces menacées comme le moineau, mais également, beaucoup plus globalement, non seulement à la biodiversité, mais aussi à la qualité de l'environnement urbain et à la qualité de vie en ville. (Il est de plus en plus prouvé scientifiquement qu’un lien direct avec la nature est favorable à la santé et au bien-être de l’être humain).

5. C’est une espèce protégée ! La législation, tant européenne (Directive Oiseaux) que régionale (ordonnance bruxelloise relative à la conservation de la nature) protège tous les nids d’oiseaux.

6. Et encore bien d’autres arguments ! Cette vidéo peut aussi vous être utile dans votre argumentation en faveur du martinet : il s’agit d’un message de la célèbre Dr Jane Goodall (primatologue, défenseuse de l’environnement et ambassadrice des Nations unies pour la paix) qui plaide pour sa protection.

La route est la principale cause de mortalité des hérissons qui périssent par centaines, surtout au printemps lorsqu’ils sortent de nuit de leur retraite hivernale vers les lieux d'estivage et que les mâles se mettent à la recherche des femelles. Parfois aussi, les hérissons s'aventurent sur les routes pour y manger les cadavres d'animaux écrasés, ou en été, pour y chercher les insectes et les vers de terre attirés par l'asphalte chaud et humide. Menacé, le Hérisson se roule en boule, un système de protection efficace contre les prédateurs mais hélas, fatal face aux automobiles. Lors de travaux routiers (nouvelles voiries ou réfection), il conviendrait d’aménager des passages souterrains empruntables par la petite faune.

La diminution ou la disparition des «petits oiseaux» est le plus souvent imputable aux chats et surtout à la transformation du paysage : élimination des vieux arbres, des haies d'épineux… Ces arbres sont remplacés par des bouleaux ou des forsythias, qui n'offrent aucune protection pour les nichées et sont donc sans intérêt pour les oiseaux de ce point de vue.

Peuvent s’ajouter à cela des événements particuliers comme par exemple les mauvaises conditions météorologiques pendant la saison de nidification ou une longue période de couverture neigeuse, qui chasse beaucoup d'oiseaux vers le sud (mésanges, pinsons…). De telles circonstances peuvent par exemple expliquer le peu de visites aux mangeoires de nos jardins pendant l'hiver. La conséquence de ces phénomènes est une légitime impression de désert ornithologique… mais la pie n'y sera que pour peu de chose...

Il y a quelques années, la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO), qui gère une partie des centres de revalidation, a estimé que 60 à 65 % des animaux qui leur ont été confiés avaient pu être sauvés et relâchés dans la nature. Malheureusement, 30% décèdent soit parce qu'on a tardé à les apporter soit parce qu'ils étaient irrécupérables. Il est important de savoir que plus vite l'animal arrivera dans un centre, plus vite il recevra un traitement approprié et plus grandes seront ses chances d'être rendu à la nature.

Une chauve-souris mange chaque nuit environ 3000 insectes. Faites le compte de moustiques éliminés sur une semaine grâce aux quelques chauves-souris que vous avez dans votre toiture et vous ne les regarderez plus du même œil !

Voir toutes les questions