Comment sont-elles arrivées chez nous ?

L’introduction de ces plantes est due à l’homme.

Des introductions accidentelles et non désirées

Certaines plantes ont été introduites accidentellement par les transports ou encore par des manipulations accidentelles. La caulerpe est une jolie algue verte utilisée pour garnir les aquariums. Cette algue a été rejetée comme un déchet par l’aquarium de Monaco dans les eaux de la Méditerranée. Elle s’est alors répandue comme une trainée de poudre et constitue aujourd’hui une véritable catastrophique écologique ! La caulerpe rentre en compétition directe avec les herbiers de Posidonies. Ces herbiers, véritables trésors de biodiversité, disparaissent et laissent place à des champs de caulerpe sans vie. Repérée en 1984 en face du musée océanographique de Monaco, elle occupait à l'époque 1 m². En 2004, elle occupait 5.000 ha, les côtes de 6 pays étant touchées (France, Italie, Croatie, Espagne, Baléares et Tunisie) sur 100 km de côtes. Seules, pour l'instant, les côtes marocaines, de Sardaigne et de Sicile sont épargnées.

Plus d'infos sur la caulerpe en surfant sur Wikipédia

 

On citera aussi le cas du Galinsoga, petite plante à fleurs blanches de la famille de la pâquerette, originaire d’Amérique, qui est arrivé chez nous avec des semences de haricots. La plante apprécie les terres remuées et trouvent son bonheur dans nos potagers où elle peut rapidement devenir une peste végétale.

Des introductions volontaires

D’autres ont volontairement été plantées dans nos jardins, nos parcs… pour décorer. Jolies, vivaces, exotiques… elles ont trouvé les moyens de nous séduire. Mais ces séductrices sont en réalité des beautés fatales… pour la biodiversité ! Citons le cas de l’arbre aux papillons, appelé aussi buddleia, qui nous vient de Chine. Ce joli arbuste, aux grappes de fleurs attractives pour nos papillons, cache bien son jeu ! En effet, l’arbuste va produire des milliers de graines fertiles qui, une fois en dehors de votre jardin, sont susceptibles de donner de nouveaux arbustes. Mais où est le problème ? Il attire les papillons ! Certes, mais avant le papillon, il y a la chenille. Et que mange la chenille ? Des plantes sauvages comme la carotte, les bouillons blancs, les graminées... Mais pas d’amateurs pour manger les feuilles de notre arbre aux papillons ! Or, quand l’arbre aux papillons arrive dans une friche industrielle, un terril…, il se propage rapidement et élimine les plantes sauvages qui poussent à ses côtés.
Résultat, un milieu au départ attractif pour nos papillons se transforme en un désert biologique ; car si les chenilles ne trouvent plus de quoi se nourrir alors il n’y a plus de papillons !!! Cqfd.

 

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