Les bases du jardin naturel

Cinq grands principes de base sont à respecter lorsque l'on veut créer un jardin favorable à la vie sauvage. Sans le respect de ces conditions, il est inutile de vouloir accueillir la nature au jardin. Bien sûr, cela peut-être mis en place de manière progressive.

Une fois ces principes appliqués vous pourrez aussi réaliser une série d'aménagements favorables à la vie sauvage.

 

1) Renoncer aux produits chimiques

Les herbicides et pesticides... Ces produits laissent généralement des résidus toxiques dans l’environnement. De plus, ils rompent les équilibres naturels du milieu, qui permettent souvent à terme, d’enrayer un déséquilibre ponctuel causé par exemple par l’attaque de parasites.
Si une intervention est vraiment nécessaire, préférez les techniques manuelles ou les produits biologiques.

Et les engrais ? Une plante indigène dans son milieu ne nécessite aucun apport d’engrais. Réservez un apport en compost (engrais naturel) aux plantes exigeantes pour lesquelles la productivité est importante telles que les arbres fruitiers et les légumes.

2) Préférer les espèces indigènes

Certaines plantes poussent naturellement dans la région: ce sont les espèces indigènes.

Pourquoi sont-elles intéressantes ? Parce qu’elles sont mieux adaptées au climat et aux types de sol locaux. Elles sont donc plus résistantes. Parce qu’elles sont présentes depuis longtemps et ont évolué en même temps que la faune locale. Les plantes fournissent abris et nourriture à de nombreux insectes et oiseaux. Réciproquement, cette faune participe à la pollinisation des fleurs et à la dispersion des graines. Ce n’est pas le cas de la plupart des plantes exotiques et horticoles dont l’intérêt est généralement plus esthétique, et dont les couleurs et les odeurs présentent moins d'intérêt pour la faune.

Il n’est cependant pas indispensable de sacrifier toutes les plantes exotiques pour prétendre à être l’heureux propriétaire d’un jardin naturel. Ces plantes indigènes peuvent aussi bien se contenter d’une partie du jardin qu’on leur aura consacré.

Dessin : V. Goossens

3) Laisser place à la spontanéité

Choisir de favoriser les espèces indigènes implique que l’on admette la spontanéité : laisser pousser les plantes arrivées d’elles-mêmes avant de décider si l’on va les garder ou non, mais aussi renoncer à s’obstiner à faire pousser certaines plantes à tel ou tel endroit du jardin.

Un petit coup de pouce peut s'avérer nécessaire pour la haie ou le bosquet d’espèces indigènes que vous planterez vous-même en respectant quelques principes.

Pour les animaux sauvages, pas question de les introduire. Ils viendront d’eux même si le jardin leur convient.

4) Ne pas laisser se développer les espèces exotiques invasives

Dans le Réseau Nature, sont considéres comme plantes invasives la renouée du Japon, la berce du Caucase et la balsamine de l'Himalaya. Consultez les fiches descriptives de ces espèces et les moyens de lutte sur le site de la Cellule d'appui à la gestion des invasives. Néanmoins, toutes les plantes inscrites dans la liste noire et grise des espèces invasives seront contrôlées, limitées et si possible éliminées du terrain.

5) Ne pas exercer des activités entraînant la destruction des milieux naturels

Sont visés, les remblais, les décharges sauvages, le déversement incontrôlé d'eaux usées, l'assèchement des zones humides, ainsi que toute autre activité pouvant altérer le milieu.

Depuis 1984, Natagora encourage les propriétaires de jardins à aménager tout ou partie de leur terrain en zone favorable à la faune et à la flore sauvages. Planter une haie d’espèces indigènes, installer un nichoir, faire place à une prairie fleurie…
Depuis 1991, l'opération "Nature au Jardin" bénéficie du soutien du Ministère de l'Environnement et de Bruxelles Environnement - IBGE en Région de Bruxelles-Capitale.


Réalisé grâce au soutien de