J'ai trouvé une chauve-souris. Que faire ?

Il faut d'abord vérifier qu’il s’agit d’un adulte. Ne vous fiez pas à la taille : si la chauve-souris est toute poilue et foncée, avec des ailes bien formées, c’est un adulte, même si elle est petite. Si c’est un jeune (peau rose, entre juin et septembre, ailes pas encore bien formées), il a peu de chances de survie. Essayer de le raccrocher au plafond d’où il est tombé.

Attention, il faut toujours manipuler les chauves-souris avec un gant car elles risquent de mordre si on les prend en main, comme tout animal sauvage qui a peur.

Ensuite, vérifiez si la chauve-souris est blessée.

  • Si elle n’a pas l’air blessée, placez-la dans une boite en carton (style boite à chaussures, remplie de papier essuie-tout froissé, dans laquelle vous placez une petite éponge mouillée pour qu'elle puisse boire) dans un endroit calme et frais à l’abri des chats et relâchez-là une fois le soir venu.  Pour cela, sortez-la de la boite et placez-la sur une surface plate (table par exemple) à l'extérieur.  Elle devrait normalement repartir. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un centre de revalidation afin d’obtenir de l’aide ou des explications complémentaires.

  • Si la chauve-souris est blessée,le mieux est de l’apporter rapidement au centre de revalidation pour chauves-souris (CREAVES-Bertrix) ou à tout autre centre de revalidation (CREAVES).En effet, il est très difficile de nourrir soi-même une chauve-souris. Elle mange de grandes quantités d’insectes et n’accepte qu’avec difficultés ce qu’on lui propose. Le mieux est donc de la confier à un spécialiste. De plus, toutes les chauves-souris sont protégées, on ne peut donc les détenir longtemps sans autorisation. Il existe une vingtaine de centres de revalidation en Wallonie – Bruxelles. Pour trouver le plus proche de chez vous, voyez le site suivant (attention, il est prudent de toujours téléphoner avant pour voir s’ils peuvent s’occuper de chauves-souris) :

Si la question est différente ou que le cas semble plus compliqué, contactez le service SOS chauves-souris.

J’ai des chauves-souris dans ma maison, que faire ?

Actuellement, une vingtaine d'espèces de chauves-souris a été recensée dans notre pays. Malheureusement, elles sont presque toutes menacées d'extinction. C'est pourquoi, dans les années '80, des mesures légales ont été prises pour les protéger. Il est, entre autre, interdit de perturber intentionnellement ces mammifères volants.

Les chauves-souris, essentiellement les pipistrelles, ne craignent pas les hommes et n'hésitent pas à élire domicile dans les recoins inhabités des maisons (sous-toiture, grenier, etc.) durant la bonne saison. Ceci ne réjouit pas toujours le propriétaire qui, parfois apeuré et très souvent mal informé, pourrait avoir un comportement négatif, voir dangereux pour elles.

Avant tout, tordons le cou à de vieux bobards qui circulent sur les chauves-souris.

•  Les chauves-souris ne se jettent pas sur les humains et ne s'accrochent jamais dans les cheveux. Elles ne sont d'ailleurs pas aveugles, comme certains le prétendent parfois.
•  Elles ne rongent rien et ne détériorent aucunement les matériaux de construction.
•  Nos chauves-souris ne boivent pas de sang. Les vampires existent, oui, mais uniquement en Amérique centrale et latine. Alors au placard les histoires d'horreur peuplées de chauves-souris.
•  Vos chauves-souris ne vont pas proliférer car elles n'ont, en général, qu'un seul petit par an !
•  Les chauves-souris ne font pas de nid, elles n'amènent donc aucun matériau dans votre maison.

Les chauves-souris ne sont pas des monstres ! C'est souvent l'ignorance qui est à l'origine de la destruction d'une espèce animale. N'hésitez pas à rassurer les gens chez qui ces légendes sont encore trop bien ancrées.

Le saviez-vous ?

Une chauves-souris mange chaque nuit environ 3000 insectes. Faites le compte de moustiques éliminés sur une semaine grâce aux quelques chauves-souris que vous avez dans votre toiture et vous ne les regarderez plus du même œil !

Petits inconvénients, grandes solutions

Vous avez constaté que les chauves-souris signent leur présence de leurs excréments noirâtres. Le plus souvent, quelques coups de balai suffisent à régler le problème. Par contre, si les déjections sont relativement abondantes et que vous possédez des fleurs ou un potager, récupérez-les : c'est un engrais d'excellente qualité, riche en azote, parfaitement écologique et gratuit. Et n'oubliez pas que les chauves-souris vous débarrasseront des insectes friands de végétaux.

Il vous arrive également de voir vos murs et/ou vitres situés sous le point d'envol des chauves-souris parfois maculés de taches peu agréables. Pour y remédier, il vous suffit de placer une planchette à l'endroit où elles atterrissent et décollent afin d'éviter que leurs projectiles n'aillent s'écraser plus bas.

Si vous devez absolument déplacer une chauve-souris, sachez que ce sont des animaux sauvages qui peuvent mordre s'ils se sentent en danger. Il est donc préférable de porter des gants épais lorsque vous manipulez ces animaux.

« S .O.S. Chauves-souris » pour des conseils personnalisés

Plecotus, le groupe de travail « chauves-souris » de Natagora, a mis sur pied un programme d'information et d'aide aux personnes confrontées à des chauves-souris chez elles : le Réseau S.O.S. Chauves-souris. Dans le cadre de cette opération, les propriétaires confrontés à ce problème nous contactent par mail ou téléphone et nous essayons de trouver la solution la plus adéquate à leur problème. Lorsqu'une intervention téléphonique n'est pas suffisante pour régler le problème, l'un des membres de notre réseau peut se rendre directement sur place pour évaluer la situation et en cas de besoin, réaliser un aménagement.

Réseau « S.O.S. Chauves-Souris » : plecotus(at)natagora.be

Comment puis-je aider les chauves-souris chez moi ?

Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice de la protection des chauves-souris.

Agir au niveau des terrains de chasse

Le plus gros problème qui se pose aux chauves-souris aujourd'hui n’est pas de trouver un logement mais bien de trouver de la nourriture en quantité et qualité suffisantes. La pipistrelle, qui est l'espèce la plus courante, mange environ 3000 insectes/nuit ! Cela passe notamment par un jardinage plus écologique (pas de pesticides ni herbicides) respectueux de la faune sauvage et notamment des insectes dont se nourrissent les chauves-souris. D’autres mesures simples peuvent être appliquées : préserver ou recréer des mares et points d’eau, des haies indigènes, des zones non fauchées… au-dessus ou aux abords desquelles ces animaux se nourrissent.

Agir au niveau du gîte d'été

Il est possible de construire des nichoirs à chauves-souris, mais il faut savoir qu'ils sont en général très peu occupés.  En effet, dans les zones urbaines et les villages, les chauves-souris trouvent en général suffisamment d'endroits pour y gîter : sous-toiture, double mur ou grenier des maisons de particuliers, combles et clochers d'église, greniers des bâtiments publics...

On peut également leur laisser une petite place dans nos habitations : laisser un point d'entrée vers le grenier ou la sous-toiture (il suffit souvent d'enlever un peu d'isolant) ou en-dessous d'un bardage.

Agir au niveau des gîtes d'hiver

Les chauves-souris hibernent, càd que l’hiver venu, elles entrent en léthargie et ralentissent leur métabolisme. On les rencontre alors surtout dans les grottes et souterrains où les températures sont stables, entre 4 et 8 °C, et qui présentent une humidité abondante, proche de la saturation. C'est donc plus compliqué de créer ces conditions chez soi mais certaines caves humides et très calmes peuvent convenir à l’accueil des chauves-souris durant l’hiver. Mais attention, la quiétude est une condition absolue : des réveils trop fréquents (visite des caves…) risquent d’entraver l’hibernation des chauves-souris, les vouant à une mort certaine.

  • Voir aussi les actions pour aider les chauves-souris

En savoir plus :

  • Le site de Plecotus, Groupe de Travail "Chauves-Souris" de l'asbl Natagora 
  • Sur les traces des chauves-souris – Protégez les chauves-souris (deux brochures des CPN). Disponibles à la Boutique verte de Natagora.

Est-ce que les chauves-souris véhiculent des maladies en Belgique ?

La seule zoonose associée aux chauves-souris en Belgique est le « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard). Une surveillance de ce virus est effectuée par l’Institut scientifique de santé publique. Un seul cas a été observé en Belgique. Il est cependant probable que ce virus soit présent dans un faible nombre de chauves-souris puisqu’il a été trouvé occasionnellement dans un petit nombre de chauves-souris en France, aux Pays-Bas et au Grand-Duché de Luxembourg. Il n’y a aucun risque si vous ne manipulez pas les chauves-souris, il faut en effet les toucher à mains nues pour qu’un risque de transmission existe. Notons par ailleurs que jusqu’à présent, aucune Pipistrelle commune (l’espèce de loin la plus courante en Belgique) n’a été déclarée porteuse du virus de la rage en Europe. 

Il n’y a pas d’autres maladies zoonotiques connues liées aux chauves-souris en Belgique.

Est-ce que je risque d’attraper la rage ou d’autres maladies si des chauves-souris se trouvent sous le toit de ma maison ?

Les chauves-souris coexistent avec la population humaine depuis des siècles en Europe, sans que cela ne pose le moindre souci de santé publique. Les chauves-souris préfèrent éviter d’être en contact avec les humains.

La seule zoonose associée aux chauves-souris en Belgique est le « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard), qui ne se transmet que par morsure ou par griffure, ou par mise en contact de salive de chauve-souris avec une muqueuse. Dès lors, il n’y a aucun risque si vous ne touchez pas les chauves-souris. Si vous deviez néanmoins manipuler une chauve-souris (trouvée au sol ou blessée), portez des gants pour vous protéger de tout risque potentiel.

Il n’y a pas d’autres maladies zoonotiques connues liées aux chauves-souris.

Je vois des chauves-souris qui volent dans mon jardin, dans un parc. Dois-je m’inquiéter ?

Pas du tout ! Voir des chauves-souris autour de vous est un bon signe puisque les chauves-souris sont indicatrices d’un environnement sain. Les chauves-souris ont besoin de gîtes, d’eau propre pour boire, et de beaucoup d’insectes à manger ; dès lors, l’observation de chauves-souris indique que vous habitez dans un endroit propice à une belle part de vie sauvage.

La seule zoonose associée aux chauves-souris en Belgique est le « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard), qui ne se transmet que par morsure ou par griffure, ou par mise en contact de salive de chauve-souris avec une muqueuse. Dès lors, il n’y a aucun risque si vous ne touchez pas les chauves-souris. Si vous deviez néanmoins manipuler une chauve-souris (trouvée au sol ou blessée), portez des gants pour vous protéger de tout risque potentiel.

Si je trouve une chauve-souris blessée, y a-t-il un risque pour ma santé ?

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une chauve-souris peut être trouvée au sol. Elle peut par exemple être déshydratée ou avoir été blessée par un chat. Les chauves-souris ne sont pas spontanément agressives. Mais, comme pour tout animal sauvage, il vaut toujours mieux porter des gants pour les manipuler.

Un petit nombre de chauves-souris est susceptible d’être porteur du « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard). Le fait de porter des gants évite au manipulateur un risque potentiel à ce sujet. Les chauves-souris ne transmettent pas d’autres maladies susceptibles d’affecter les personnes. Si vous êtes mordu ou griffé par une chauve-souris, il est conseillé de contacter le plus vite possible l’Institut scientifique de santé publique à Bruxelles, pour évaluer si un traitement prophylactique contre la maladie de la rage s’avère nécessaire.

Est-ce que les chauves-souris peuvent transmettre des maladies à mes animaux de compagnie ?

Il n’y a aucun cas recensé en Belgique de contamination d’un animal de compagnie par une chauve-souris. Toutefois, deux cas de transmission au chat ont été observés en France. Les chauves-souris sont farouches et évitent les contacts avec les humains ou leurs animaux de compagnie. Les seuls moments au cours desquels les chauves-souris sont susceptibles d’entrer en contact avec un animal de compagnie sont le crépuscule et l’aube, lorsqu’elles quittent ou rentrent dans leur gîte et peuvent éventuellement voler près du sol (et donc être plus facilement attrapées). Il est toujours recommandable de réduire les contacts avec les chauves-souris, comme avec tout animal sauvage.

Un petit nombre de chauves-souris est susceptible d’être porteur du « European Bat Lyssavirus », un virus proche de la rage classique (du chien ou du renard). Il n’y a pas d’autres maladies transmissibles à l’humain (zoonose) ou aux animaux de compagnie connues liées aux chauves-souris en Belgique.

Les chauves-souris transmettent-elles des coronavirus en Belgique ?

Les coronavirus (ou Coronaviridae) constituent une large famille de virus. Cette famille, bien qu’elle comporte un petit nombre de virus responsables d’insuffisances respiratoires ou rénales aigues – fort médiatisés –, inclut un nombre énorme de virus inoffensifs en termes de santé publique. Les coronavirus spécifiquement humains sont notamment à l’origine de rhumes. En fait, les humains – au même titre que les animaux ou les chauves-souris, sont associés à une large gamme de virus totalement inoffensifs.

Le SRAS (Severe Acute respiratory Syndrome) et le MERS (Middle Eastern Respiratory Syndrome) ont été identifiés en Asie et au Moyen-Orient. Dans un premier temps, le réservoir naturel de ces coronavirus a été présumé être constitué des chauves-souris. Suite à de récentes recherches, il s’avère que les chameaux et les dromadaires constituent le réservoir du MERS coronavirus et sont la source des infections humaines au Moyen-Orient.

Récemment, l’Institut scientifique de santé publique n’a pas pu démontrer la présence de coronavirus (y-inclus MERS) dans les chauves-souris en Belgique. Bien qu’il soit probable que certaines espèces de chauves-souris portent des coronavirus en Belgique, ceux-ci sont inoffensifs pour l’humain.

Il n’y a pas de coronavirus zoonotique (transmissible à l’humain) connus liés aux chauves-souris en Belgique.

Les chauves-souris transmettent-elles la fièvre hémorragique Ebola en Belgique ?

Le genre Ebolavirus est l’un des trois appartenant à la famille des filovirus (Filoviridae). Les médias ont rapportés des flambées épidémiques en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.

Des chauves-souris frugivores, de la famille des ptéropidés, sont les hôtes naturels du virus Ebola. Le virus se transmet à l’homme après manipulation ou consommation de chauve-souris ou d’autres animaux sauvages, et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

Il n’y a pas d’Ebolavirus connus en Belgique. Il n’y a en outre aucune chauve-souris de la famille des Ptéropodidae en Belgique. Dès lors, il n’y a aucun risque de contracter cette maladie en Belgique.

Natagora, association de protection de la nature, se mobilise pour prserver la biodiversit des habitats naturels en Wallonie et Bruxelles. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien !

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