2e Congrès franco-belge d’Herpétologie

Les plus anciens s’en souviennent, le premier Congrès franco-belge d’Herpétologie qui s’était déroulé durant trois jours à Virton en juillet 2001 en collaboration avec la Société Herpétologique de France avait été salué par les participants comme une belle réussite. Depuis lors, les liens avec nos amis de la S.H.F. n’ont pas faibli et une petite délégation belge a participé à la plupart des congrès annuels français.

 

Après avoir pris beaucoup de plaisir à Bordeaux, Caen, Strasbourg ou Toulouse, c’est à notre tour de devenir les hôtes de nos collègues français ! Le 2e Congrès franco-belge aura lieu du vendredi 30 septembre au dimanche 2 octobre 2016 dans le superbe domaine de La Marlagne à Wépion (Namur). Ce site, équipé d'oratoires et de salles modernes et confortables, offre également des possibilités de logement et repas à des prix très attractifs.

 

Le thème de cette année: "L'Herpétofaune des milieux anthropiques", nous permettra d'aborder de nombreux sujets en lien avec nos régions où les activités humaines offrent des opportunités, mais posent aussi des défis, aux populations locales de reptiles et amphibiens. Vous trouverez ici le programme (presque) définitif.

 

Les inscriptions sont ouvertes! Les places étant limitées, ne tardez pas à vous inscrire en suivant ce lien !

 

Nous espérons vous y rencontrer nombreux, par exemple autour d'une bonne bière spéciale servie à notre bar tenu par les volontaires de Raînne et dont les bénéfices seront consacrés à la protection de nos amphibiens et reptiles!

 

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à nous contacter.

Aidez-nous à suivre les populations de salamandre

Le pathogène émergeant causant la mort des salamandres continue de se répandre en Wallonie et dans les régions voisines. Indéniablement, les populations de salamandre et de tritons d'Europe seront fortement impactées par ce champignon. Dans le Limbourg hollandais, 99.9 % des salamandres ont maintenant disparu. La majorité des espèces de tritons et de salamandres d'Europe sont susceptibles d'êtres touchées. Les espèces endémiques, dont la répartition est déjà très réduite, pourraient même rapidement disparaître des milieux naturels si le pathogène s'installe sur leurs terres.

Un suivi de l'évolution de nos populations de salamandre est crucial pour comprendre la manière dont le pathogène se répand et, ainsi pour proposer les réponses les plus adaptées pour éviter la disparition de nombreuses espèces européennes. C'est pourquoi nous vous sollicitons pour leur donner un petit coup de pouce !

En pratique :

Nous vous demandons de dénombrer les salamandres sur un itinéraire forestier de votre choix (environ 1km), au moins deux fois par an, entre février et octobre. Le comptage doivent êtres réalisés lors de nuits pluvieuses et douces. L'itinéraire sera situé sur un chemin public traversant un massif forestier occupé par une population de salamandre.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, plusieurs options complémentaires sont possibles, p.ex. :
    -    photographier les animaux pour tenter d'évaluer la taille de la population
    -    réaliser un nombre plus élevé de visites

Ceci ne nécessite pas de compétences particulières, seulement un peu de rigueur et de la motivation !

Une méthodologie détaillée sera transmise aux participants de l'enquête avant le début des relevés. D'autres actions sur le sujet viendront.

Pour toute information : salamandre(at)natagora.be

Le pathogène des salamandres dangereux pour les tritons

Dans un article paru dans la revue Science fin octobre, An Martel et ses collègues de l'université de Gand apportent de nouvelles informations sur le pathogène émergeant qui a touché les salamandres de l'est de la Belgique et du Limbourg hollandais. Ils ont recherché ce champignon sur 5400 amphibiens venant des 4 coins de la planète et l'ont uniquement trouvé sur des animaux originaires d'Asie (Thailande, Vietnam, Japon), y compris sur un specimen de musée de 150 ans. Batrachochytrium salamandrivorans, dont l'origine était jusqu'à présent mystérieuse, provient donc de cette région et serait récemment arrivé en Europe à cause des activités humaines. Il était probablement limité à certaines régions d'Asie par des barrières naturelles, mais à cause de la globalisation et du déficit de biosécurité, il a eu l'opportunité de se disperser en des endroits où il ne serait jamais arrivé tout seul.

Comme la faune des autres continents n'a jamais été confrontée à ce pathogène, les animaux n'y ont aucune résistance naturelle. En laboratoire, le champignon touche particulièrement les urodèles (= Tritons et salamandres), mais pas les anoures (Grenouilles et crapauds). 9 des 10 espèces d'urodèles européens testés y sont sensibles : tous les animaux confrontés au champignon succombent. Pour notre région, outre la salamandre, 3 de nos 4 espèces de Tritons sont durement touchées (Triton crêté, triton alpestre et triton ponctué). La quatrième espèce (Triton palmé) a par contre l'air de résister.

Quelques nouvelles des salamandres

Après Eupen cet hiver, un second cas de population de salamandre infectée par B.salamandrivorans a été identifié en Wallonie, à proximité de Robertville. Plusieurs dizaines de cadavres y ont été découverts, et il apparaît qu'un tiers des salamandres encore vivantes dans la zone étaient d'ores et déjà infectées par ce champignon.

Pour en savoir plus sur ce pathogène émergeant, qui a causé la disparition de 96% des salamandres du Limbourg hollandais, 

Télécharger le dernier numéro de l'Echo des Rainettes

Afin de mieux comprendre le phénomène, merci de nous signaler le plus vite possible toute observation de salamandre morte.

Un site dédié à la mare et à ses habitants !

Installer une mare dans votre jardin? C'est possible et pas très compliqué. Vous accueillerez ainsi un grand nombre d'animaux et de plantes qui donneront vie à votre propriété.


> Plus d'infos sur en visitant notre site dédié aux mares

 

Natagora, association de protection de la nature, se mobilise pour préserver la biodiversité des habitats naturels en Wallonie et à Bruxelles. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien !

Avec le soutien de

Grenouilles sur les routes