L'orvet fragile

Identification

A.Laudelout

L’orvet est un lézard sans pattes au corps serpentiforme lisse et brillant. Il mesure entre 30 et 40cm de long. Ils présentent généralement une coloration brunâtre-grisâtre mais les femelles possèdent également régulièrement une ligne vertébrale sombre. Il est possible de le différencier des serpents grâce à la tête non distincte du corps, les paupières mobiles et la lenteur avec laquelle il se déplace.

Le cycle de l'année

De la mi-octobre à la fin mars, l’orvet se cache dans un abri afin d’échapper aux périodes froides.
Les accouplements ont lieu en mai/juin, et c’est durant cette période qu’il est le plus facilement observable.C’est aussi à cette époque qu’ont lieu de violents combats entre mâles.
De la mi-août à la mi-septembre, l’orvet donne naissance à 6 à 12 jeunes. Il pond des œufs à la coque translucide contenant des jeunes prêts à vivre, il est donc ovovivipare. Les jeunes déchireront la membrane qui les tient prisonnier quelques minutes ou quelques heures après la ponte. Ce lézard ne se reproduit généralement qu’une année sur deux.

Comportement

L’orvet est un animal très discret (donc méconnu) qui mène une grande partie de sa vie sous terre ou caché dans le couvert herbacé, sous les pierres, les planches ou du bois mort.
Il sort le plus souvent de sa cachette lors de journées clémentes mais humides car il redoute la sècheresse. Très calme, il ne cherche jamais à mordre.

Le régime alimentaire

Ses proies favorites sont les limaces et les vers, mais il se nourrit également de cloportes, d’araignées et de larves.

L'habitat

On trouve l’orvet dans une grande variété de milieux, mais il apprécie de manière générale les terrains ensoleillés ou semi-ombragés à forte couverture herbacée.
En Wallonie, il est surtout présent dans les lisières, les talus, les affleurements rocheux, les éboulis, carrières, voies ferrées, friches, pelouses, prés humides,… Il est également courant de le croiser à proximité des habitations.

La situation actuelle de l'espèce

L’orvet est largement répandu et fréquent en Wallonie. Son aire de répartition semble se maintenir, mais on estime que les effectifs de population ont beaucoup diminué. Il n’est toutefois pas considéré comme menacé étant donné ses exigences écologiques larges.

 

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