Que puis-je faire pour me débarrasser de grenouilles rieuses ?

La grenouille rieuse est une espèce invasive pour laquelle la situation est maintenant hors de contrôle. Si vous souhaitez réduire les nuisances sonores de cette espèce, le plus simple et le plus efficace à moyen terme est d'installer un puissant jet d'eau (voire plusieurs selon la taille du plan d'eau) qui brasse la surface de l'étang. Dans ce cas elles vont généralement chercher ailleurs un point d'eau pour se reproduire. Comme pour toutes les espèces rencontrées chez nous, la loi interdit de les déplacer.

Mon étang est envahi de grenouilles/crapauds. Que faire ?

peut vous sembler que vous ayez trop d’amphibiens, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est que transitoire. Les populations d’amphibiens peuvent fluctuer très fort d’une année à une autre. A la sortie de l’hiver, les adultes se réunissent dans un point d’eau pour se reproduire et n’y restent pas plus de quelques semaines, avant de se disperser à une distance pouvant atteindre plusieurs kilomètres.

Si vous tentez de déplacer des grenouilles ou des crapauds, ils essayeront souvent de retourner d’où ils viennent, et vous risquerez également de transférer involontairement des maladies ou des plantes invasives.

Si c’est l’été et que votre jardin est rempli de petits crapauds ou grenouilles, il n’y a pas besoin de s’inquiéter. Ces « mini amphibiens » viennent juste de quitter l’étang  et se disperseront au fur et à mesure dans des habitats aux alentours. Cela signifie que vous devrez probablement reporter la tonte de votre pelouse au week-end suivant !

Ma pelouse est envahie de petites grenouilles. Que faire ?

C'est assez normal d'observer de grandes quantités de petits crapauds/grenouilles pendant l’été proximité de sites de reproduction, c'est le moment où les jeunes animaux quittent le milieu aquatique pour se disperser dans les milieux terrestres où ils vont grandir jusqu'à ce qu'ils aient l'âge de reproduire à leur tour. De telles concentrations ne durent souvent que quelques semaines, mais quelques animaux occuperont probablement votre jardin toute l'année. De manière générale, évitez de tondre lorsqu'il fait humide et, dans la mesure du possible, lorsqu'il y en a beaucoup.

Des oiseaux tambourinent sans arrêt contre mes carreaux

Rougequeue à front blanc attaquant son reflet (photo : René Dumoulin)

Dans certaines conditions de lumière, une vitre se transforme en miroir. Dans un miroir, l'oiseau voit un autre oiseau... sur son territoire. En période de nidification (printemps), c'est particulièrement intolérable pour l'occupant attitré du jardin ! d'où attaque... Pas de chance, l'opposant attaque aussi... d'où riposte...

Cela peut durer longtemps... En fait, tant que la vitre fait effet miroir.

La solution est donc : il faut retirer l'effet miroir de vos carreaux. Une solution qui marche dans tous les cas est de condamner la fenêtre quelque temps (en disposant à l'extérieur un panneau pour la masquer), mais selon les circonstances locales d'autres possibilités moins extrêmes existent probablement.

Les joints de silicone des chassis neufs se font manger par des corneilles. Que faire?

Il s'agit ici d'un comportement territorial qui résulte du fait que la
Corneille voit son image dans la vitre...  La vue d'un congénère qui ne
s'en va pas malgré menace et tout le cinéma rend notre corneille
complètement dingue.  L'arrachage des joints, voire la destruction des
chassis, est un fait un comportement de substitution  à l'agressivité de
l'oiseau...

Voilà pour ce qui est de l'explication probable...

Que faire ?

La meilleure solution est d'empêcher la corneille de se voir.  Si les lieux ne sont guère occupés, le mieux est de mettre un carton, panneau... d'une cinquantaine de cm de haut à l'extérieur pour masquer la vitre et empêcher l'effet miroir à hauteur de l'oiseau...  Notre corneille devrait abandonner la partie (à moins que d'autres fenêtres dans le coin lui fasse le même effet)..

Pigeons dans les villes

Les pigeons urbains provoquent des nuisances importantes dans les villes où ils sont nombreux. Contrairement au pigeon ramier et à la tourterelle turque, que l’on retrouve aussi en ville mais qui construisent des nids isolés généralement dans des arbres, les pigeons urbains sont des oiseaux coloniaux comme leurs ancêtres, les pigeons bisets. Avant l’existence des constructions humaines, cette espèce nichait exclu­si­ve­ment dans les anfractuosités des falaises, un milieu peu fréquent dans la nature. Les ressources alimentaires (graines essentiellement), par contre, étaient bien répandues et ne constituaient aucun frein au développement des populations. Les pigeons bisets se sont adaptés en nichant en groupes.

Les pigeons urbains actuels ont gardé les habitudes de leurs ancêtres. L’offre importante en falaises artificielles munies de nombreux recoins, nos bâtiments, leur a donc permis un fameux boom. Conséquence de cette vie en groupe, les fientes se retrouvent concentrées. Riches en acide urique, elles attaquent le zinc des toitures, des corniches… et la pierre des bâtiments et sculptures… Un problème sérieux pour le patrimoine architectural! Une source d’odeurs désagréables aussi, particulièrement dans les endroits confinés ou semi-confinés, comme les ponts sous lesquels s’installent souvent les colonies. Cela peut aller jusqu’à créer des inconvénients importants: un employé du dépôt des TEC de Charleroi est par exemple tombé malade l’été 2006 suite à l’inhalation des effluves des fientes.

En outre, un risque existe de transmission directe de maladies à l’homme (ornithose, salmonellose, rarement tuberculose). Il faut évidemment se parer contre ces risques,qu’il n’y a pas lieu d’exagérer : les règles élémentaires d’hygiène suffisent(éviter les contacts directs avec les oiseaux et leurs fientes et, s’ils sont inévitables, se laver les mains avant de les porter à la bouche).

Des solutions ?


Comment réduire les populations urbaines de pigeons ? La destruction directe des individus est la première solution qui vient à l’esprit. Mais, pour arriver à un impact significatif, il faudrait une chasse massive. Dans un environnement urbain, c’est impensable. Peu populaires, les captures en vue d’euthanasie se sont aussi avérées très coûteuses: plusieurs centaines de milliers de francs pour tuer 1300 pigeons en 1996 à Liège !

Autre élément sur lequel jouer, le milieu. Voilà une piste bien plus sérieuse : rendre la ville, ou au moins les bâtiments que l’on veut protéger, les moins accueillants possible. Fermer les cavités où les pigeons s’insèrent (mais laisser celles pour les autres espèces disponibles !), disposer des fils en acier inoxydable ou des picots de fer pour rendre les lieux où se posent les pigeons inhospitaliers. Cela n’a qu’un impact local, mais fonctionne bien.

Enfin, la nourriture distribuée par le public gonfle artificiellement le taux de survie des pigeons urbains – et accessoirement des rats. On peut comprendre que l’on aime à observer les pigeons. Mais pour cela, il n’est nul besoin de leur donner à manger ! Et, entre nous, les oiseaux réellement sauvages présents dans les villes (martinets, mouettes, faucons, verdier…) sont au moins aussi passionnants à observer !

Comment protéger son poulailler des attaques du renard ?

Le renard roux est bien connu de tous tant il suscite des passions. Dans l'esprit du public, il passe pour un invétéré mangeur de poules et de lièvres. Or, la réalité est totalement différente. S'il fallait traduire cette d'image d'Épinal, c'est d'un fantastique mangeur de rates et de souris dont il faudrait parler ! Les rongeurs forment, en effet, l'essentiel de sa nourriture. De nombreux agriculteurs le savent pour l'avoir vu chasser, tôt le matin, non loin de leur tracteur, dans les prairies fraîchement fauchées. Record parmi les records : on a dénombré 48 campagnols des champs dans l'estomac d'un seul individu. C'est dire ! Mais c'est vrai qu'il peut aussi se rabattre sur les poules qui constituent des proies faciles… surtout lorsque les portes du poulailler lui sont grande ouvertes…

Les renards n'aiment pas la musique

Voici un truc testé et envoyé par un membre. Il suffit de mettre un vieux poste de radio branché sur une station qui diffuse de la musique dès la tombée du jour jusqu'au matin, la musique empêchera tout renard d'approcher, même s'il elle est diffusée sur une tonalité très basse, nos amis goupils sont bien trop méfiants que pour s'aventurer dans les parages !

Basse-cour anti-renards

L'Institut Bruxellois de Gestion de l'Environnement (IBGE) a réalisé un prototype de poulailler anti-renard dans une commune à forte densité de renards en Région bruxelloise. En deux ans, aucune tentative de pénétration n'eut lieu.

  • Les dimensions de la clôture n'ont aucune importance, le nombre de poulets que l'on y détient variant selon la largeur et la profondeur;
  • Sa hauteur doit atteindre au minimum 130 cm ;
  • Installez la clôture du côté extérieur par rapport aux piquets de soutien afin que d'autres prédateurs naturels (mustélidés, par exemple) ne puissent pénétrer à l'intérieur du poulailler en grimpant sur ces piquets. Pliez la partie supérieure du grillage vers l'extérieur en formant un angle d'environ 30° (photos) ;
  • La maille du grillage ne doit pas dépasser 3 à 4 cm afin d'empêcher les petits Mustélidés (hermine, belette) d'y pénétrer;
  • Placez autour du poulailler – juste contre la clôture - une rangée de dalles de 40 cm de largeur afin que le renard ne puisse creuser un tunnel d'accès. Les Renards sont futés, mais ils n'ont pas le réflexe de commencer à creuser un peu avant ces dalles (photos) ;
  • Placez le dortoir et la mangeoire de votre volaille à quelque 30 cm de hauteur afin de diminuer les possibilités d'accès aux rats et souris, ceux-ci pouvant attirer les prédateurs.

Extrait de la revue l'Homme et l'Oiseau , juillet-août-septembre 2001 – n° 3.
Avec l'aimable autorisation de la Ligue royale belge pour la Protection des oiseaux.

Les renards n'aiment pas les crottes de chien

Un truc supplémentaire, assez facile à mettre en oeuvre, nous a été livré par une lectrice qui, après avoir subi des pertes importantes, n'a plus jamais eu le moindre problème suite à son application.

Le renard est un chasseur territorial. Si vous éparpillez des crottes de chien (ou de chat... ou éventuellement d'humain - à chacun son truc), autour de l'enclos des poules, il va croire que ce territoire est déjà occupé par un autre chasseur et va passer son chemin. La même chose vaut pour l'urine.

Bien sûr, il faut renouveler l'opération régulièrement afin que les excréments ou l'urine continuent à dégager des odeurs...

Les pies sont-elles trop nombreuses et responsables de la disparition des petits passereaux ?

En défrichant les forêts, en favorisant les milieux ouverts, nos habitudes urbanistiques créent de nombreux milieux favorables à la pie. Si les populations de pies sont actuellement en bonne santé, elles le doivent en partie à leur protection légale mais surtout à l’évolution des paysages au cours des dernières décennies...

Le « métier » de la pie dans la « nature » est celui de prédateur opportuniste et il est vrai qu’elle consomme des oeufs et des jeunes oiseaux. Mais la pie ne prélève généralement des oeufs ou des oisillons que pour nourrir sa propre nichée. Elle n’en a qu’une seule par an, alors que merles, hirondelles, moineaux... en mènent deux ou trois. Une seule nichée est donc prélevée par la pie. Des études ont montré que la pie n’est pas responsable de la raréfaction des petits oiseaux. D’autre part, les humains ont introduit dans leur environnement un prédateur bien plus dangereux, qui tue non seulement pour se nourrir mais aussi sans nécessité alimentaire : le chat. Dans les zones urbaines ou suburbaines, un territoire de pie peut compter de 10 à 30 chats ! Leur impact sur les populations d’oiseaux, aussi bien jeunes qu’adultes, est considérable et la présence de nombreux chats crée bien souvent des «déserts» ornithologiques...

La diminution ou la disparition des «petits oiseaux» est donc le plus souvent imputable aux chats et surtout à la transformation du paysage : élimination des vieux arbres, des haies d'épineux…, qui sont remplacés par des bouleaux ou des forsythias, qui n'offrent aucune protection pour les nichées et sont donc sans intérêt pour les oiseaux de ce point de vue. Peuvent se superposer à ces phénomènes de portée générale des événements particuliers comme par exemple les mauvaises conditions météorologiques pendant la saison de nidification ou une longue période de couverture neigeuse, qui chasse beaucoup d'oiseaux vers le sud (mésanges, pinsons…). De telles circonstances peuvent par exemple expliquer le peu de visites aux mangeoires pendant l'hiver. La conséquence de ces phénomènes est une légitime impression de désert ornithologique… mais la pie n'y sera que pour peu de chose...

Il faut également signaler que les pies sont d'infatigables bâtisseurs qui construisent nombre de nids complets ou ébauches de nids.  Cette prolifération de constructions, parfois une dizaine par territoire, donne souvent une fausse impression d'abondance de la pie, de nombreuses personnes imaginant que chaque nid est occupé par un couple de pies.

Dernier détail, les pies peuvent constituer en hiver des dortoirs rassemblant parfois plus de cent individus. Ces rassemblements effrayent également le public, bien qu'ils soient tout à fait temporaires et se tiennent à une époque où il n'y a aucun problème avec les «petits oiseaux»… sauf à la mangeoire.  Si la compétition est trop ardente, il suffit de disperser la nourriture dans le jardin et, surtout, de présenter de diverses manières (au sol, suspendue, mangeoire trémie…) différents types de nourriture (déchets de table, graines de tournesol, graisse…). Cette manière de faire réduit fortement la compétition entre les différentes espèces qui viennent chercher leur pitance dans le jardin.

Enfin, les pies – tout comme les autres corvidés – sont des oiseaux remarquables, présentant des comportements sociaux et familiaux tout à fait passionnants à observer...

Y a-t-il des mesures qui sont prises pour limiter les populations de corneilles ?

Nous, humains, sommes les premiers responsables de la progression des corvidés, car nous leur fournissons volontairement ou non une quantité énorme de nourriture.

Une des préoccupations d'Aves-Natagora est de sensibiliser le public pour que le nourrissage soit orienté plus exclusivement vers les petits passereaux (utilisation de mangeoires à petites ouvertures, suppression du pain...).

Des petits rapaces viennent régulièrement chasser les oiseaux à ma mangeoire. Que puis-je faire ?

L’épervier est relativement fréquent dans les jardins, même en ville.

Depuis sa protection dans les années 1970, la population est en augmentation. D'après l'Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie, il y aurait 2.700 couples en Wallonie. Ce nombre est à comparer avec les 150.000 couples de mésanges charbonnières, les 206.000 couples de merles, les 180.000 couples de moineaux domestiques... Ces passereaux élèvent de l'ordre d'une dizaine de jeunes par an (contre 2-4 pour l'épervier).

Classiquement, il y a donc nettement plus de proies que de prédateurs.  Depuis toujours, les éperviers chassent les petits oiseaux (de la mésange au pigeon) et il n’y a jamais eu de disparition de ces oiseaux suite à la prédation par l’épervier, sinon les prédateurs disparaîtraient également.  Le déclin de certaines espèces est surtout dû à d’autres causes (disparition de l’habitat, dérangement, prédation par les chats, collisions avec les fenêtres ou le trafic routier, pesticides, etc.).

Les concentrations d’oiseaux aux mangeoires attirent évidemment les prédateurs qui trouvent là une opportunité de chasser facilement, surtout s’il n’y a pas de buissons ou de haie servant de refuge.

En cas d’attaques répétées, les petits passereaux peuvent quitter temporairement un site pour un autre. Ils reviendront lorsqu’ils se sentiront à nouveau en sécurité.

Pour limiter l’impact de la prédation par l’épervier, multipliez les points de nourrissage dans le jardin et plantez des buissons épineux (prunelliers, aubépines…) à proximité des mangeoires.

Des orties dans mon jardin

L'ortie est souvent perçu comme le type même de la «mauvaise herbe» qui envahit les terrains où l'homme s'installe. Mais c’est une «mauvaise herbe» qui présente aussi plus d’un intérêt. Le purin d’orties est utile pour lutter contre les pucerons mais la plante est aussi utilisée en phytothérapie : les feuilles ont un effet diurétique et hémostatique en infusion et sa richesse en fer en fait un remède efficace contre l'anémie.

oui mais l’ortie pique…

Un simple contact avec une feuille d'ortie procure une sensation brûlante. L’ortie est recouverte de poils qui sont comme des épines creuses qui se brisent lorsqu’on les effleurent et libèrent de l'acide formique, acide qui est très irritant pour la peau. Les poils sont dirigés vers les extrémités de la plante, ce qui fait qu’on peut la caresser de bas en haut mais pas à rebrousse-poil.

et elle se mange…

Beaucoup connaissent la fameuse soupe aux orties que l’on recommande de cuisiner avec les jeunes feuilles du printemps mais on peut aussi cuisiner l’ortie à la façon des épinards et puis l’ortie entre aussi dans la composition de fromages, de bières… On peut faire beaucoup de préparations avec l’ortie. Sur notre site internet, vous trouverez la recette de la soupe :

Soupe d'orties

Faire fondre 50 g de beurre dans une casserole, y jeter 400 g de pousses de jeunes orties et laisser cuire à l'étouffée pendant 10 mn. Ajouter 900 ml de lait, porter à ébullition et laisser frémir pendant 10 mn. Laisser refroidir légèrement et mixer ou passerà la moulinette. Verser dans une casserole propre, saler, poivrer et réchauffer. On peut remplacer le lait par de l'eau. Dans ce cas pour rendre la soupe plus onctueuse, on fera cuire avec les orties, deux ou trois pommes de terre coupées en rondelles.

et puis l’ortie est une plante intéressante pour les jardins sauvages…

Si on observe une touffe d’orties, on se rend compte que c’est un milieu extrêmement vivant. On peut y observer des coccinelles qui viennent y pondre leurs œufs qui donneront des larves qui sont des prédateurs de pucerons. Il y a également une dizaine d’espèces de papillons comme la petite-tortue ou le vulcain dont les chenilles ne vivent que sur l’ortie ! Et quand on sait que les papillons sont en voie de disparition, je crois qu’il est très important de garder au moins une touffe d’orties dans son jardin.

Les grenouilles/crapauds de ma mare sont attaqués par des renards, chats, serpents ou oiseaux. Que faire ?

Il n’y a pas grand-chose qui peut être fait pour protéger les amphibiens de leurs nombreux prédateurs. C'est certainement très gratifiant d'avoir une mare «naturelle» dans son jardin pour le rendre plus accueillant pour la biodiversité. Si un héron vient croquer grenouilles et tritons... c'est peut-être décevant mais c'est tout ce qu'il y a de plus naturel.

Les grenouilles jouent un rôle important dans la chaîne alimentaire, et il est préférable de ne pas intervenir vis-à-vis des animaux sauvages. Vous pouvez éventuellement, en prévention, réduire l’accès du jardin/étang à certains prédateurs comme les hérons, en plaçant des treillis, fils, etc.

J'ai une fouine dans mon grenier... Que faire ?

La fouine s'installe très volontiers dans les greniers et l'isolation de nos habitations, que ce soit à la campagne ou en ville. Sa présence peut occasionner des désagréments : bruits nocturnes, odeurs d’urine, destruction de l’isolation (laine de verre, laine de roche, polystyrène…).

Rappelons que la fouine rend des services par sa seule présence (rats et souris) et que l'utilisation des poisons est interdite... et néfaste à l'environnement. Alors, autant ne pas la détruire et essayer de l’éloigner de chez vous de manière douce…

Comment ? Voici les propositions trouvées dans la littérature et sur Internet :

  • Grillager toutes les ouvertures (manchons grillagés à fine maille) par lesquelles elle pourrait s’introduire. Veiller à ne pas emprisonner la fouine à l'intérieur !
  • Installer une source lumineuse « permanente » et une source de bruit (radio) dans le volume occupé par la fouine (grenier).
  • Des répulsifs olfactifs peuvent être utilisés aux entrées. Dans la littérature, les produits suivants sont cités : naphtaline, carbolineum, parfums ou des produits répulsifs (contre les chats, chiens et autres carnivores) que l’on trouve dans les drogueries. Mais attention aussi à la grande toxicité de certains de ces produits pour l'homme et n particulier pour les enfants ! Voilà pourquoi, nous préconisons plutôt les deux solutions précédentes.

J’ai des chauves-souris dans ma maison, que faire ?

Actuellement, une vingtaine d'espèces de chauves-souris a été recensée dans notre pays. Malheureusement, elles sont presque toutes menacées d'extinction. C'est pourquoi, dans les années '80, des mesures légales ont été prises pour les protéger. Il est, entre autre, interdit de perturber intentionnellement ces mammifères volants.

Les chauves-souris, essentiellement les pipistrelles, ne craignent pas les hommes et n'hésitent pas à élire domicile dans les recoins inhabités des maisons (sous-toiture, grenier, etc.) durant la bonne saison. Ceci ne réjouit pas toujours le propriétaire qui, parfois apeuré et très souvent mal informé, pourrait avoir un comportement négatif, voir dangereux pour elles.

Avant tout, tordons le cou à de vieux bobards qui circulent sur les chauves-souris.

•  Les chauves-souris ne se jettent pas sur les humains et ne s'accrochent jamais dans les cheveux. Elles ne sont d'ailleurs pas aveugles, comme certains le prétendent parfois.
•  Elles ne rongent rien et ne détériorent aucunement les matériaux de construction.
•  Nos chauves-souris ne boivent pas de sang. Les vampires existent, oui, mais uniquement en Amérique centrale et latine. Alors au placard les histoires d'horreur peuplées de chauves-souris.
•  Vos chauves-souris ne vont pas proliférer car elles n'ont, en général, qu'un seul petit par an !
•  Les chauves-souris ne font pas de nid, elles n'amènent donc aucun matériau dans votre maison.

Les chauves-souris ne sont pas des monstres ! C'est souvent l'ignorance qui est à l'origine de la destruction d'une espèce animale. N'hésitez pas à rassurer les gens chez qui ces légendes sont encore trop bien ancrées.

Le saviez-vous ?

Une chauves-souris mange chaque nuit environ 3000 insectes. Faites le compte de moustiques éliminés sur une semaine grâce aux quelques chauves-souris que vous avez dans votre toiture et vous ne les regarderez plus du même œil !

Petits inconvénients, grandes solutions

Vous avez constaté que les chauves-souris signent leur présence de leurs excréments noirâtres. Le plus souvent, quelques coups de balai suffisent à régler le problème. Par contre, si les déjections sont relativement abondantes et que vous possédez des fleurs ou un potager, récupérez-les : c'est un engrais d'excellente qualité, riche en azote, parfaitement écologique et gratuit. Et n'oubliez pas que les chauves-souris vous débarrasseront des insectes friands de végétaux.

Il vous arrive également de voir vos murs et/ou vitres situés sous le point d'envol des chauves-souris parfois maculés de taches peu agréables. Pour y remédier, il vous suffit de placer une planchette à l'endroit où elles atterrissent et décollent afin d'éviter que leurs projectiles n'aillent s'écraser plus bas.

Si vous devez absolument déplacer une chauve-souris, sachez que ce sont des animaux sauvages qui peuvent mordre s'ils se sentent en danger. Il est donc préférable de porter des gants épais lorsque vous manipulez ces animaux.

« S .O.S. Chauves-souris » pour des conseils personnalisés

Plecotus, le groupe de travail « chauves-souris » de Natagora, a mis sur pied un programme d'information et d'aide aux personnes confrontées à des chauves-souris chez elles : le Réseau S.O.S. Chauves-souris. Dans le cadre de cette opération, les propriétaires confrontés à ce problème nous contactent par mail ou téléphone et nous essayons de trouver la solution la plus adéquate à leur problème. Lorsqu'une intervention téléphonique n'est pas suffisante pour régler le problème, l'un des membres de notre réseau peut se rendre directement sur place pour évaluer la situation et en cas de besoin, réaliser un aménagement.

Réseau « S.O.S. Chauves-Souris » : plecotus(at)natagora.be

De nombreuses coccinelles tentent de rentrer dans ma maison. Est-ce normal ?

Le phénomène d’agrégation des coccinelles se reproduit chaque année début octobre.

Dans 95 % des cas, il s’agit de coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis).

 

Il ne s'agit pas d'une espèce de chez nous : elle a été importée il y a quelques années dans un but de lutte biologique. Elle était notamment commercialisée auprès de particuliers pour la lutte contre les pucerons dans leur jardin. Cette coccinelle a pour habitude de s'agréger à l'intérieur des maisons à l'automne : elles sont à la recherche d'un gîte pour passer l'hiver à l'abri du gel. Durant les années 2000, elle s’est progressivement répandue sur tout le territoire belge.

Pour en savoir plus :

Transmettez vos données

Le GT Coccinula est très intéressé par les données précises afin de suivre la progression de l’espèce. Communiquez-lui les adresses, le nombre de coccinelles et la date à laquelle elles sont apparues.

Contact : gtcoccinula(at)jeunesetnature.be

Natagora, association de protection de la nature, se mobilise pour préserver la biodiversité des habitats naturels en Wallonie et à Bruxelles. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien !

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