Votre proposition de sujet de mémoire

Vous pouvez adresser votre proposition de sujet de mémoire à : memoire(at)natagora.be, en joignant votre CV et votre lettre de motivation.  Veillez à ce que les informations suivantes soient reprises :

  • Votre sujet de mémoire et l’objectif de celui-ci
  • La durée et période de réalisation de ce mémoire
  • Vos connaissances informatiques
  • Si vous êtes déjà impliqué(e) dans les activités de Natagora.  Si oui, lesquelles.
  • Votre lieu de résidence
  • Si vous disposez d'un véhicule

Votre demande sera alors envoyée à l’ensemble de nos services internes.  Vous serez directement contacté(e) si l’un d’eux peut vous encadrer dans la réalisation de votre mémoire.  
Des propositions de sujet de mémoire au sein de notre asbl étant reprises dans la section « nos offres de sujet de mémoire », nous vous invitons à les consulter.
Nous vous remercions d’ores et déjà de l’intérêt que vous portez à notre association.


Mémoire(s) basé(s) sur le monitoring de populations d'oiseaux

Nous proposons, à destination des étudiants en master en biologie ou bio-ingénieur, de réaliser un mémoire de fin d'étude en ornithologie. Les sujets possibles (à préciser en concertation avec l'étudiant et son promoteur académique), portent globalement sur l'analyse de l'évolution des populations d'oiseaux en Wallonie et à Bruxelles, sur base de différents programmes de monitoring pilotés par la Centrale Ornithologique Aves. Les compétences que l'étudiant seraient amenés à développer sont variées:  gestion et utilisation de bases de données complexes, modélisation spatiale, SIG, diverses techniques statistiques, ... Le mémoire peut allier une partie de travail de terrain (en fonction des capacités de l'étudiant en identification des espèces sur le terrain) ou bien être purement théorique (analyse de données / bioinformatique).

Période :

à définir

Lieu principal:

Namur (Natagora) - si le travail se réalise en partie sur le terrain, des déplacements en voiture personnel seront peut-être nécessaires (remboursement partiel des frais de déplacement à discuter)

Superviseur:

Jean-Yves Paquet (jean-yves.paquet(at)aves.be)

Quelques sujets possibles:

  • Mise en place d'un programme de monitoring pour une espèce ou un groupe d'espèces particulières;
  • Impact des plantations de sapins de Noël sur l'avifaune des milieux ouverts
  • Étude des facteurs qui déterminent les assemblages d'espèces rencontrées dans les jardins en hiver (sur base des données de l'opération "Devine Qui Vient Diner chez nous"
  • Étude des facteurs expliquant l'évolution des populations d'oiseaux forestiers en Wallonie
  • Comment définir un "bon état de conservation" des habitats des espèces d'oiseaux Natura 2000 en Wallonie (en collaboration avec le DEMNA) ?
  • Étude des stratégies hivernales du Grand Cormoran en Wallonie
  • ...

Niveau de formation et pré-requis :

Stage destiné au Master en Biologie/Bio-ingénieur, intérêt pour le contact avec des naturalistes de terrain, la conservation de la nature et les principes du monitoring de la biodiversité. La reconnaissance des oiseaux sur le terrain en Wallonie est un plus, mais n'est pas nécessaire. Lecture de l'anglais scientifique et connaissances de base en informatique (Excel) requises.

Intéressé(e) ? Envoyer votre CV + une lettre d'un page expliquant en quoi ce thème vous motive à jean-yves.paquet(at)aves.be


Elaboration d’un modèle permettant la quantification des pipistrelles dans une région donnée

1. Rationnel

Actuellement il n’existe pas d’outil permettant de quantifier le nombre de chauves-souris présentes sur un territoire donné. En effet, les différentes techniques de recensement utilisées actuellement ne dénombrent qu’une partie des effectifs présents dans la zone étudiée. Pour certaines espèces, ce pourcentage n’est pas du tout représentatif de la population locale. Afin de suivre l’état de nos populations de chauves-souris, il serait donc très utile de développer un modèle permettant d’estimer la population présente dans une région. Nous proposons de commencer par une espèce fréquente, la pipistrelle commune, mais ce modèle devrait idéalement pouvoir être étendu à d’autres espèces.

2. Méthodes de recensement existantes

2.1 La plus ancienne des techniques de recensement est le comptage dans les cavités d’hibernation. Cette méthode fonctionne assez bien pour des espèces comme le grand Rhinolophe, pour lequel une grande partie des effectifs présents dans une région est se retrouve en hiver dans les sites souterrains. De plus, cette méthode est facilement reproductible d’année en année et donne une bonne idée de la dynamique des populations.

Par contre, cette méthode ne reflète pas correctement le nombre d’espèces présente dans la région. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène :

  • Certains espèces sont migratrices ou hibernent loin de leur lieu de reproduction.
  • De nombreuses espèces qui hibernent sous terre se cachent des endroit inaccessibles pour les observateurs (profondes fissures, zones d’éboulis, passage trop étroit, …)
  • D’autres espèces hibernent dans des arbres creux ou dans des zones ineccesibles de bâtiments.

2.2 Recensement au détecteur d’ultrasons : Pour chasser et se déplacer la nuit, les chauves-souris émettent des ultrasons. L’analyse de ces ultrasons donne une assez bonne idée des espèces présentes dans une région, ainsi que leur abondance. Toutefois, cette méthode présente aussi des limites. De nombreux signaux ne sont pas suffisamment discriminants que pour permettre une identification à l’espèce. Par ailleurs, certaines espèces de chauves-souris émettent des ultrason très faibles, et donc difficilement détectables.

2.3 Comptage des colonies d’été : La présence d’une colonie permet bien entendu de savoir que l’espèce est présente dans la région. Le comptage des individus au sein de la colonie est généralement facile. Toutefois, la localisation précise de ces colonies d’été est complexe étant donné le nombre élevé d’endroits potentiels.

3. Quantification du nombre des chauves-souris dans une région par la méthode des détecteurs d’ultrasons

Afin d’estimer le nombre de pipistrelles présentes dans une région, deux étapes sont nécessaires :

3.1 Certaines espèces comme la pipistrelle émettent des ultrasons puissants et très faciles à reconnaître. La détection de ces ultrasons permet, c’est évident, d’affirmer que la pipistrelle est présente dans une région.  En toute logique, la fréquence d’enregistrement de ces ultrasons est corrélée au nombre de pipistrelles présentes dans la région étudiée. Le but de la présente étude est d’établir un coefficient entre la fréquence des signaux enregistrés et le nombre de chauves-souris présent dans la zone.

3.2. Durant la nuit, la densité de pipistrelles en chasse varie d’un endroit à l’autre en fonction du nombre de proies disponible. La densité de ces insectes, est elle-même dépendante du biotope. Il s’agit ici d’établir pour chaque biotope, un coefficient d’abondance d’insectes.  Le but est d’estimer le nombre total de chauves-souris présent dans une région donnée, en fonction de l’abondance proportionnelle de chacun des biotopes dans cette région donnée.

4. Méthodologie

4.1 Détermination des différents habitats de chasse

Cette étude vise à caractériser, au sein d’une même région, tous les habitats (champ, étang, forêt d’épicéas, forêt mixte, …) qui présentent une activité de chasse similaire.  On sait par ailleurs que des micro-biotopes influencent fort l’activité de chasse. Par exemple dans une forêt, une lisière sera beaucoup plus souvent exploitée par les chauves-souris que le cœur du massif forestier. Il faudra déterminer en conséquence un nombre suffisant d’habitats afin d’établir une image la plus précise possible des zones favorables et défavorables pour l’espèce. Par ailleurs, ce nombre ne doit pas être trop élevé, afin qu’il permette d’établir un recouvrement pour chaque habitat à partir d’une carte.  Pour chacun des habitats déterminés, le niveau d’activité de chauves-souris sera évalué. Ensuite ce chiffre sera contrôlé en choisissant au hasard d’autres points au sein du même habitat, point où l’on effectuera des enregistrements permettant d’évaluer la qualité du modèle.

4.2 Détermination du niveau d’activité

Le niveau d’activité sera défini sur base d’une comparaison entre la durée totale d’écoute et la durée des contacts avec la chauve-souris. Deux méthodes sont envisagées : soit un observateur reste durant 15 min à un endroit précis avec un détecteur en mode hétérodyne et totalise le temps pendant lequel des signaux ont été enregistrés. Soit on laisse un appareil d’enregistrement automatique (division de fréquence ou temps réel) pendant une plus longue période : une nuit, une semaine, …

Il est capital de bien standardiser les conditions d’enregistrement, sans quoi l’activité des chauves-souris serait sous-estimée.  Aussi les enregistrements se feront uniquement :

  • par météo favorable
  • lorsque la températures est supérieure à 10° C
  • avec peu de vent
  • sans pluie
  • entre 30 min et 120 min après le coucher du soleil.

La vérification du nombre de mesures à partir duquel les résultats sont reproductibles sera un point essentiel.  De même, l’intervalle de confiance devra être détrerminé.

4.3 Estimation de la relation entre le niveau d’activité et le nombre d’individus

A l’aide d’un amplificateur de brillance et d’un spot infrarouge, on tentera d’évaluer pour chaque biotope, la distance à laquelle une chauve-souris est détectée. L’expansion de temps nous permet de voir le nombre de  chauves-souris présentes dans la zone de détection.

La marge d’erreur devra être évaluée en déterminant à de multiples reprises la distance maximale à laquelle la chauve-souris est perçue par le détecteur d’ultrason.

4.4 Extrapolation à la région

Le nombre de chauves-souris présentes dans la surface explorée par le détecteur sera ainsi connu. Ce nombre pourra être extrapolé pour la surface totale de cet habitat dans la région étudiée. Ce même calcul sera répété pour l’ensemble des différents habitats présents dans la région étudiée.

4.5 Extrapolation à d’autres régions

Certains paramètres autres que les habitats, les conditions météo, la période de l’année et l’heure observation, influencent la densité de la population de chauves-souris et devront par conséquent également être étudiés. Parmi ceux-ci, on retient l’altitude, le climat, la nature du sol et du sous-sol. Il sera également intéressant de tester ce modèle en fonction de ces autres paramètres.

5. Vérification de la méthodologie

Il sera très difficile de vérifier l’exactitude de la méthodologie, car il n’existe actuellement pas d’autre méthode de quantification. Pour de petites régions bien étudiées où l’on pense connaître toutes les colonies de pipistrelles, et en calculant la surface exploitée par chacune de ces colonies en fonction de ce qui est connu dans la littérature, on pourra vérifier si la prédiction du modèle concorde avec la réalité des comptages effectuée dans ces colonies.

6. Infos et Contact

Profil du stagiaire recherché : motivation, autonomie, sociabilité, flexibilité

Attention, du travail de nuit sera nécessaire, de même que de nombreux déplacements sur le terrain (en journée et de nuit).  Il convient donc d’être débrouillard, très souple dans les horaires et d’avoir un moyen de locomotion propre (déplacements remboursés).

A destination de : Etudes (cycle court ou long) dans les domaines des Sciences, Biologie, Agronomie, Bio-ingénieur, Environnement ou équivalent.

Dates : au moins 10 semaines entre mai 2012 et octobre 2012, stage non rémunéré. 

Lieu de stage : Natagora – Rue Nanon 98 à 5000 Namur - Belgique  avec déplacements réguliers à Libramont.

Terrain en Wallonie.

Candidature (lettre de motivation + CV) à adresser à Frédéric Forget frederic.forget(at)cha.be 

Natagora, association de protection de la nature, se mobilise pour prserver la biodiversit des habitats naturels en Wallonie et Bruxelles. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien !

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