Les alternatives aux pesticides

Pour se passer des produits chimiques au jardin, il est parfois juste nécessaire de revenir à quelques bonnes vieilles pratiques, toutes guidées par le bon sens. Voici quelques questions à se poser en cas de problème.

  • Avez-vous placé la bonne plante au bon endroit? Une plante qui requiert de l'ombre et un sol frais sera beaucoup plus vulnérable aux maladies et aux ravageurs si vous la plantez en plein soleil et dans un sol sec.

  • Avez-vous privilégié des plantes résistantes aux ravageurs et aux maladies? Même dans de bonnes conditions, certaines plantes demeurent sensibles. La meilleure solution est de les remplacer par des végétaux plus robustes et notamment les plantes indigènes (=qui poussent à l’état sauvage dans la région). Au moment de l’achat, choisissez des plantes saines !

  • Avez-vous misé sur la diversité? Dans un milieu diversifié, les populations de proies et de prédateurs tendent à s'équilibrer (ex: les pucerons seront mangés par les coccinelles). Il faut planter plusieurs familles, genres et espèces de plantes afin d'attirer un grand nombre d'organismes vivants et recréer différents milieux (mare naturelle, tas de bois, haie, bande fleurie, etc.) accueillants pour la vie sauvage.

  • Votre jardin est-il attractif pour les prédateurs naturels? Les plantes à fleurs indigènes, offrant nectar et pollen, et les arbustes à baies ou fruits sont une bonne source de nourriture pour les prédateurs naturels (insectes, acariens, oiseaux...) qui se nourrissent ou parasitent les organismes nuisibles. Au moment du choix des espèces, pensez à étaler les floraisons, préférez les vivaces, consacrez une zone aux arbres et arbustes qui attirent les oiseaux. Et pourquoi ne pas installer quelques nichoirs pour attirer les insectes auxiliaires du jardinier ?

  • Amendez-vous votre sol avec du compost? Que du bon dans le compost : il ensemence le sol en micro-organismes, il leur sert d'abri et de nourriture, il améliore la structure du sol, il équilibre le pH et il fournit les éléments nutritifs essentiels aux végétaux qui sont libérés progressivement. Les plantes bénéficient d'une source de nourriture constante et régulière et sont plus résistantes face aux maladies. Envie de devenir maître composteur, contactez Inter Environnement Bruxelles.

  • Avez-vous éliminé les sources de contamination? On peut prévenir ou du moins atténuer certains problèmes en respectant quelques règles : en désinfectant régulièrement (avec de l’alcool) les outils pour éliminer les bactéries, les virus ou les spores de champignon qui se  transmettent d'une plante à l'autre, en éliminant les débris de végétaux atteints d'une maladie ou infestés de ravageurs. Attention à ne pas les déposer sur le compost!

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Archives

Vous pouvez consulter le programme de la table ronde pesticides du 23 mars 2010 et lire les comptes-rendus des ateliers (atelier espaces publics ou atelier espaces privés).

Depuis 1984, Natagora encourage les propriétaires de jardins à aménager tout ou partie de leur terrain en zone favorable à la faune et à la flore sauvages. Planter une haie d’espèces indigènes, installer un nichoir, faire place à une prairie fleurie…
Depuis 1991, l'opération "Nature au Jardin" bénéficie du soutien du Ministère de l'Environnement et de Bruxelles Environnement - IBGE en Région de Bruxelles-Capitale.


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